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mars 9th, 2013

Que reste-t-il de…Lost?

JEREMY DAVIES, TERRY O'QUINN, MICHAEL EMERSON, MATTHEW FOX, ELIZABETH MITCHELL, JOSH HOLLOWAY, YUNJIN KIM, EVANGELINE LILLY, JORGE GARCIA, REBECCA MADER, HENRY IAN CUSICK, NAVEEN ANDREWS, KEN LEUNG

A l’occasion de la sortie d’un livre sur Lost, Season One inaugure une nouvelle rubrique qui fera appel à la nostalgie du téléspectateur. Ces séries ont pris fin il y a 10, 20 ou 40 ans mais elles ont marqué la télévision de leur empreinte et ont souvent laissé le fan orphelin. L’heure des retrouvailles a sonné.

Un crash, une île, un ours polaire, une fumée noire, un bunker, un bouton sur lequel appuyer, des chiffres mystérieux, des élus à travers le temps, une bataille du bien contre le mal, une église-purgatoire, une musique et un générique envoûtant.

Lost, ce fut tout cela et tellement plus encore. D’ailleurs, à moins d’être un fan acharné, rare sont les personnes qui ont fait le tour de Lost et qui en ont maîtrisé tous les aspects. Le mystère fera à jamais partie de son charme. Elle est de ces séries dont le revisionnage de l’intégrale apportera toujours quelque chose de nouveau et c’est ce qui en fait aussi une incontournable.

Crée et produite par JJ Abrams, la série sera avant tout pilotée par Damon Lindelof et Carlton Cuse. Lesquels jouent très vite avec le public et se servent de lui et de ses nombreuses théories pour faire le buzz. Une manœuvre qui finira tout de même par se retourner contre eux eu égard aux nombreuses protestations dont a fait l’objet le series finale et sa conclusion « divine ». Il est tentant de penser que les deux bonhommes savaient dès le départ où ils allaient mais le fouillis scénaristique que fut la saison 2 vient contredire cette idée. Fort heureusement, ils ont su se reprendre et offrir à la série une suite plus ou moins cohérente.

L’une des deux très grandes forces de la série résidera dans la galerie de personnages tous attachants et évolutifs pour le meilleur et pour le pire. On suivra Jack, Kate, Sawyer, Hurley, Ben ou Locke à travers les années, au rythme des saisons bien sûr mais aussi via les nombreux voyages temporels initiés par l’île.

Lost s’imposera surtout par sa narration à base d’épisodes « centric » sur un personnage face à son passé, présent et avenir grâce aux intelligents flashbacks, flashforwards et flash-sideways (désignant la réalité alternative). A sa façon, la série aura redéfini la notion de réalité.

Série intelligente par essence, Lost (ou en tout cas, certaines saisons) demandait une véritable implication au téléspectateur. S’il voulait en saisir toute la portée, il lui fallait voir au-delà des apparences. On quittait alors la sphère du pur divertissement pour tomber dans l’analyse et le décorticage sauvage. Et ce n’est pas un hasard si le show a vu un nombre considérable d’ouvrages s’intéresser à sa mythologie et à ses codes de l’autre côté de l’Atlantique. Chacun émettait un avis sur la signification des 4 8 15 16 23 42, sur la vraie présence des disparus sur l’île et la nature paranormale de cette dernière. Il y eut beaucoup de questions et sans doute pas assez de réponses.

Aujourd’hui, avec le recul, la série apparaît comme un énorme jeu d’échec spatio-temporel dans lequel il appartient au spectateur de remettre de l’ordre non sans l’assurance de quelques migraines.

Elle est aussi une référence. Cela se remarque à la façon dont d’autres shows lui rendent hommage en utilisant certains gimmicks comme la série de chiffres (Chuck, HIMYM) ou des codes visuels (la fin de la saison 8 de Grey’s Anatomy) et à la manière dont le sériephile est chaque année à la recherche de la « nouvelle Lost ». Sans oublier que le tourisme hawaïen doit désormais beaucoup à la série !

L’œil de Jack Shepard qui s’ouvre, l’œil de Jack Shepard qui se ferme, la boucle était bouclée ! Et une nouvelle série entra aux panthéons des inoubliables.

Petit conseil lecture pour finir : « Lost, fiction vitale » de Sarah Hatchuel dans la collection des PUF consacrée aux séries TV qui fait intelligemment le point sur les 6 saisons (12 euros)

Dossier réalisé par Cécile Pinaud
Auteure de « Femmes en séries »

Crédits Photos: ABC Studios





4 Comments


  1. Ludo

    Raaaah, encore du Cécile Pinaud, j’adore ta plume !
    Concernant Lost, il est vrai que, qu’on ait aimé ou détesté la fin, on a tous été happé par la série, son originalité, ses thématiques, ses flash-forward-backward-sideward-lostward, ses personnages, sa chorale, sa fumée noire-qui-fait-pas-tousser (d’ailleurs, j’ai regretté qu’ils aient pas gardé le pilote de l’avion qui est la première victime de la Fumée, j’adore cet acteur), etc, etc, etc…
    Il reste de cette série plein de petites choses qui perdureront. Pour la petite histoire, je suis fallé in love de « Make your own kind of music » sur laquelle se réveille Desmond la première fois.
    Et la main collée à la vitre… « Not Penny’s boat », c’est d’une abnégation… Tout plein de choses qui font que cette série restera là dedans *montre sa tête du doigt*


  2. Le mieux c’était après chaque épisode d’aller voir sur le net tous les détails planqués par le réalisateur. Une vraie chasse à l’indice! Certains faisaient même de l’image par image pour trouver un logo Dharma planqué sur une queue de requin ;-)


  3. Cécile

    Merci Ludo ;) J’ai décidé de squatter le site pendant un moment :)


  4. Ludo

    Par-contre, il faut que je trouve un flux RSS des commentaires, je rate les réponses, après !
    Content que tu te sois installée là, vu que je suis ce site, ça m’évite de te chercher :)
    Par-contre, va falloir faire du charme à Alex pour être plus présente dans le podcast lui-même, hein (si tu en as la possibilité, bien sur).



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