Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

Pas de commentaires

Elsa Esnoult: Quand Fanny redevient Elsa

Elsa Esnoult: Quand Fanny redevient Elsa
Alexandre LETREN

Elsa Esnoult est, avec son personnage de Fanny, l’un des visages les plus populaires de la série Les mystères de l’amour qui rassemble en moyenne chaque week-end plus de 500 000 spectateurs sur TMC. Alors que la diffusion de la saison 6 se poursuit, que le tournage de la saison 7 va démarrer d’ici quelques jours, et le doublage dans lequel elle travaille également (on a entendu sa voix dans le dessin animé Garfield ou encore The amazing Spider-Man 2), Elsa a trouvé le temps d’enregistrer un premier album de 11 titres. Entre reprises des titres entendus dans la série et créations originales, une nouvelle aventure s’ouvre donc à elle. Nous avons rencontré celle qui est clairement le nouveau talent lancé par Jean-Luc Azoulay afin qu’elle évoque avec nous son parcours dans la comédie et la musique.

Quand Elsa Esnoult débarque dans la saison 2 de Les mystères de l’amour, rien ne laissait penser que la jeune femme, 3 saisons plus tard, sortirait son premier album: « A la base, Fanny était une jeune chanteuse, qui avait un groupe avec Sean et Antoine. Mais ce n’était pas prévu que ça évolue aussi bien pour elle (et pour moi). Mais à force de faire des petits bouts de chansons par ci par là dans la série, il y a eu des demandes sur les réseaux sociaux pour faire un album de Fanny et donc de moi. »
Le hasard et le succès du personnage semble avoir guidé ce choix mais difficile de croire que Jean-Luc Azoulay n’ait pas cherché à reproduire avec la jeune femme ce qu’il avait déjà fait dans le passé avec Hélène ou Manuela Lopez: « En tout cas, il ne m’en avait pas parlé. Mais en ce qui me concerne, j’en ai toujours rêvé, je chante depuis toute petite. Je n’imaginais pas pouvoir un jour faire un album à moi. »
Comme pour Hélène dans le passé avec Hélène et les garçons, le mélange réalité-fiction avec le personnage de Fanny, permet de faire connaître et entendre les titres que le public va retrouver dans l’album: « C’est sûr que c’est une excellente publicité. Avec plus de 600 000 personnes chaque week-end+ le replay, ça ouvre la possibilité à beaucoup de gens de découvrir ces titres« .

L’album comporte des titres écrits par Elsa, des titres de Jean-Luc Azoulay et des reprises de titres entendus dans Dreams ou Les mystères de l’amour. Une sorte de best of ce que la jeune femme a déjà fait jusqu’à présent: « Ce sont les meilleurs moments de mon parcours, notamment dans ces deux séries. Ce qui est un bon début pour une jeune chanteuse qui finalement n’est pas connue et sort de nulle part. Ça permet aux gens de me connaître un peu mieux avec des titres qu’ils connaissent sans doute déjà un peu. »

elsaIncontestablement, la promotion de l’album (déjà disponible en téléchargement légal ou sur la boutique IDF1, avant une sortie physique à la rentrée) ne sera pas facile. Dans les années 90, les artistes de l’écurie AB bénéficiaient de l’appui des émissions de Dorothée pour faire leur promo. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et, à n’en pas douter, assurer un relais dans les médias ou bénéficier d’une diffusion radio, ne sera pas facile pour Elsa, artiste lancée par Jean-Luc Azoulay, tant les préjugés sont forts dans ce milieu sur ces jeunes artistes: « Pour l’instant, je profite de la chance qui m’est donnée en sortant mon album. Après, libre à chacun de penser ce qu’il veut de l’album, de s’imaginer qu’il s’agira d’albums comme ceux de Dorothée ou Hélène alors que c’est tout  de même très différent. » Différent c’est vrai, mais il y a des sonorités voisines et qui rappellent des chansons de Dorothée (comme Fidélité, très proche des sons de titres comme Le collège des cœurs brisés par exemple, très souvent utilisés depuis dans des chansons que JL Azoulay): « Tout à fait, vous avez raison. Même moi, je l’ai reconnu. En tout cas, les premiers retours que j’ai eu sur l’album sont plutôt très positifs, les fans semblent l’aimer ».
Une attitude saine de la part de la jeune femme qui a finalement bien raison de profiter de cette opportunité car, du moins dans le milieu des journalistes, il y aura toujours des apriori concernant Jean-Luc Azoulay, quand bien même il sortirait un chef d’oeuvre. J’ai un vague souvenir dans les années 90 de Dave enregistrant un album sous le label AB et se faisant démonter par la critique simplement pour avoir enregistré sous ce label, et sans vraiment juger le produit fini.

Sur l’album, Elsa n’a pas choisi la facilité et propose deux titres composés par ses soins. Un choix risqué mais un beau témoignage de soutient à la jeune femme de la part de ses producteurs: « Comme il y a beaucoup de chansons extraites des deux séries, j’ai trouvé bien de mettre deux titres que j’ai écris pour que le public connaisse un peu Elsa et pas seulement Fanny ou Margaux (Dreams). J’en ai encore pleins à sortir qui attendent mais Jean-Luc m’a un peu calmé en me disant qu’on allait déjà commencer par ces deux là et qu’on verrait ensuite (rires). Mais ce fut une belle surprise de pouvoir mettre mes deux titres et j’en suis ravie« .

mystères

Avec cet album qui sort aujourd’hui et l’aventure des Mystères de l’amour qui redouble de plus belle (désormais deux inédits par week-end), il ne reste plus beaucoup de temps libre à la jeune femme: « Mais j’adore ça. Dès que je suis inactive, je m’ennuie« . Un rythme soutenu pour les tournages mais qui se révèle sans aucun doute très formateur pour une jeune comédienne qui démarre dans ce métier: « C’est la meilleure école. Comme on dit, il n’y a rien de mieux que de pratiquer. Et on enchaîne tellement de scènes en une journée qu’on doit être bon tout de suite (un épisode se tourne en deux jours et demi) ».

Un rôle principal dans Les mystères de l’amour et Dreams, un guest dans Camping Paradis, 3 séries produites par JLA + un album sorti sous le label JLA Disc, il y a un risque pour la jeune femme d’être estampillée « artiste JLA ». Dans le milieu artistique, c’est une place qui peut se révéler compliquée à gérer, les exemples ne manquant pas dans l’entourage proche de la jeune femme au sein même de la série Les mystères de l’amour, je pense à Patrick Puydebat, très bon comédien, mais qui a du mal à exister en dehors de son rôle de Nicolas (notamment pour les « professionnels de la profession » comme on dit): « Ça ne me fait pas peur du tout. Aujourd’hui c’est très dur quand on démarre dans ce métier d’avoir la chance de tourner aussi régulièrement que je le fais, et donc d’apprendre mon métier. Je préfère 100 fois tourner dans Les mystères de l’amour que de faire quelque chose qui n’aurait rien à voir avec ce métier juste parce qu’il ne faudrait pas que je tourne dedans. Et je ne fais pas que ça, je fais aussi du doublage. Mais c’est vrai qu’en France, on aime bien coller des étiquettes aux gens, c’est vraiment dommage mais on ne peut rien y faire, à part assumer ce qu’on fait ».
Un discours cohérent et intelligent pour cette génération d’acteurs et d’actrices qui essayent de percer sans céder aux sirènes de la télé-réalité, une décision qu’on ne peut que saluer.

elsa

Source: JLA
Crédits: JLA
Album disponible sur Itunes et sur la boutique IDF1 (ici)
Merci à Elsa Esnoult pour son temps et à Sido Jolimay (attachée de presse JLA ) pour la mise en contact.