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Emmy Awards 2013: Once upon an Emmy

Emmy Awards 2013: Once upon an Emmy
Claire Tirilly

C’est toujours la même chose fin septembre, après des mois d’attente, de prédictions en tout genre et de critiques de la saison passée, les Emmys révèlent enfin leur palmarès. On laisse la scène à Neil Patrick Harris, il fait le show en commentant les victoires et les speechs de remerciement. On verse sa petite larme devant l’hommage aux disparus de l’année, particulièrement cette année devant les images de James Gandolfini et Cory Monteith, deux poids lourds des dernières années (oui, oui, même Monteith, vous ne vous souvenez pas du temps où Glee remportait pas mal de prix dans la catégorie comédie? C’était avant que Modern Family n’arrive.). On rigole à deux trois blagues critiquant les résultats, et voilà, on est fin prêt à repartir pour une nouvelle saison.

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Alors, que retiendra-t-on de cette 65ème édition des Emmys? Que Breaking Bad, c’est bien, vachement bien même. Tellement bien qu’elle gagne 2 Emmys, meilleure série dramatique de l’année, meilleure actrice dans un second rôle dans un drama pour Anna Gunn (Skylar), mais que c’est pas assez bien pour que Bryan Cranston ou Aaron Paul remporte un prix.

On se demandera aussi pourquoi c’est Jeff Daniels pour The Newsroom qui a gagné dans la catégorie meilleur acteur dans une série dramatique, quand il était opposé à Jon Hamm, Damian Lewis et surtout Kevin Spacey pour House of cards. Parce que bon, ok, Daniels fait du bon boulot dans sa série, mais quand même…

On fera semblant de s’étonner devant le palmarès des meilleures séries comiques (Jim Parsons, Julia Louis Dreyfus, et Modern Family dans les catégories principales), et de la meilleure actrice dans un drame, Claire Danes, Homeland. On peut aussi lui donner la statuette d’office à vie pour tous ses rôles à la télé, on gagnera du temps… Bon, je suis méchante, mais elle le mérite quand même son prix. La saison 2 d’Homeland était pas mal.

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On soulignera le chouette palmarès des mini séries. Michael Douglas pour Ma vie avec Liberace, Laura Linney pour The Big C hereafter… Au passage, quelle bonne idée de mettre la dernière saison de The Big C dans cette catégorie! Sortie des comédies, elle donne enfin l’occasion à Linney et ses collègues d’être enfin reconnus pour leur superbe travail.

Et on notera que les guests et les seconds rôles bénéficient d’un palmarès moins consensuel que les grandes catégories. Les Emmys ont choisi cette année de récompenser Bobby Canavale pour sa prestation dans Boardwalk Empire, Tony Hale pour Veep, Ellen Burstyn (pour Political Animals), James Cromwell pour American Horror Story Asylum ou encore Carrie Preston pour The Good Wife. Mais surtout c’est Bob Newhart, le Dr Proton désabusé de The Big bang theory qui arrache l’ovation de la salle à l’annonce de sa victoire. Il faut dire qu’un 7ème prix, à 84ans, c’est la classe,

Comme toujours, pas de grande surprise, tout le monde ou presque repart avec un prix, même How I met your mother, dans une sous catégorie technique. Il n’empêche que le bref remerciement d’une Merritt Weaver (Nurse Jackie)  aussi surprise qu’embarassée, ou encore Claire Danes qui dédie son prix à un scénariste d’Homeland décédé cette année, c’était touchant comme tout.