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Il était une fois…Law and Order (4/5): Les échecs

Il était une fois…Law and Order (4/5): Les échecs
Laura Maz
  • Le 22 septembre 2014
  • http://lauramaz.com/

« New York, dans le système judiciaire, tout accusé est présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie par des aveux lors d’une procédure de plaider coupable, ou à l’issue d’un procès. Voici l’un de ces procès »

C’est assez clair, non ? Ben non pas tant que ça et dés l’intro, on sent que L&O : Trial by Jury (New York : Cour de Justice en VF) va être plus complexe à suivre que ses aînées et qu’il va y avoir beaucoup “d’Order” et beaucoup moins de “Law”. Trial by Jury détient le triste titre de première série de la franchise à avoir été annulée. Lancée en 2005, elle sera supprimée au bout de seulement 13 épisodes. Beaucoup d’éléments expliquent l’échec de cette série, voici sa courte histoire…

Si les autres séries de la franchise font la part belle aux policiers, TBJ se concentre sur le bureau du procureur et sur les avocats de la défense. Comment ces spécialistes du droit et de la Loi tente de les manipuler pour servir au mieux les intérêts de la justice ou de leur client? Pour la première fois dans l’histoire de la franchise, c’est un duo 100% féminin qui mène la série, Tracey Kibre (Bebe Neuwirth), substitut en chef du bureau du procureur (pardon pour la traduction !) et Kelly Gaffney (Amy Carlson), assistante du procureur. Toutes les deux ont une vision très différente de la loi, alors que Tracey a une façon de penser manichéenne et intransigeante, Kelly est plus nuancée dans ses jugements. Trial by Jury est sans doute le spin-off le plus proche de la série originale dans son ADN car c’est le fonctionnement du système judiciaire américain qui est mis en avant plus que l’enquête elle-même. D’ailleurs l’accusé est connu dés le début et c’est sa condamnation qui est l’enjeu de l’épisode. C’est sans doute l’une des causes de l’échec de la série, plus bavarde et plus technique que les autres, elle s’adresse plus aux passionnés de droit pénal qu’aux fans de séries policières et n’apporte pas grand-chose de plus que les vingt dernières minutes d’un épisode de Law & Order.

Ils sont venus, ils sont tous là. Pourtant Dick, n’avait pas lésiné sur le cast et les transfuges du “Mothership” étaient nombreux. Fred Thompson, Sam Waterston dans le pilote et bien sûr Jerry Orbach. Inoubliable Lennie Briscoe du 27th Precinct, il rejoint l’équipe d’investigateurs du bureau du Procureur après sa retraite de la police. Mais malheureusement, Jerry Orbach décèdera en 2004, après avoir tourné seulement deux épisodes. Le départ de cette figure emblématique de la franchise qui aurait dû assurer la pérennité de la petite dernière est un coup dur pour la série.
Trop didactique et trop éloignée du quotidien, Trial By Jury n’a pas trouvé son public et après 12 épisodes, NBC la retire de sa grille en 2006. Le serie finale sera diffusé sur Court TV, huit mois après l’annulation de la série. Première série de la franchise à avoir été annulée au bout d’une seule saison, elle n’est pourtant pas la seule…

L&O TBJ Cast - Universal NBC

« Dans le système pénal californien, le ministère public est représenté par deux groupes distincts, mais d’égale importance : la police, qui enquête sur les crimes, et le procureur, qui poursuit les criminels. Voici leurs histoires. »

Le pilote, diffusé en septembre 2010 à la suite d’un épisode de Law & Order : Special Victims Unit dans lequel Benson doit aller à Los Angeles pour résoudre une enquête, pose la série comme le renouveau de la franchise. Pas d’intro narrative, un générique ultra court et du bling, du glam et du Soleil. Bienvenue en Californie. Quelques mois après l’annulation de la série mère, il fallait bien donner une impression de renouveau !

La côte Ouest n’a jamais vraiment réussi à Dick Wolf (son adaptation de Dragnet en 2003 pour ABC fut également un échec) et malheureusement LOLA, n’échappe pas à la règle. Bien que confiée à René Balcer, showrunner de Law & Order et créateur de Criminal Intent, la série ne parvient pas à faire de Los Angeles ce que la franchise a fait de New York, un personnage à part entière. Et si les créateurs ont volontairement mis en avant les clichés californiens, la sauce ranch ne prend pas. Le format L&O est pourtant bien là, 50% LAW/ 50% ORDER, un duo de détectives, un duo d’assistants du procureur, mais les personnages, bien que sympathiques, sont beaucoup moins attachants que leurs collègues de l’Est et les histoires cousues de fil blanc ont bien du mal à nous intéresser. En comparaison avec ses prédécesseures, le cast est bien pauvre. Skeet Ulrich n’a rien d’un Orbach ou d’un Meloni et Alfredo Molina dont le talent est incontestable semble perdu et ne trouve pas vraiment sa place dans la série.

LOLA s’est cherchée mais ne s’est jamais trouvée. Au bout de quelques épisodes (3 ou 4, je ne sais plus), la voix de Steven Zirnkilton fait son grand retour en intro. Bon, pour le texte, ils ne se sont pas foulés, une petite retake, on remplace « in the criminal justice systeme » par « in the city of Los Angeles » (je n’ai pas été à Haward Law School, mais je suis presque sûre que la ville de Los Angeles a le même système pénal que le reste du pays, mais bon…) et on reprend le monologue de la série originelle. Quelques semaines plus tard, c’est le thème de Mike Post, revisité au West Coast style qui revient. Bref, comme un moyen de rappeler aux téléspectateurs qui commençaient à s’en aller que c’est quand même Law & Order qu’ils regardent. Oui, mais non. Parce que cette voix monocorde, sur un effet graphique suranné remplacé par des effets « modernes » ou les zooms et dezooms sur les photos et les coupures de presse troqués contre un générique classique montrant les acteurs « en situation » reflètent le problème de la série. Cette pseudo modernité ringardise la série plutôt que de la rajeunir et les fans de la franchise ne reconnaisse pas la Wolf Touch. Law & Order : Los Angeles est annulée après un déplacement dans la grille et des audiences en chute au bout d’une saison.

 

Si ces deux séries ont été échecs, elles ne doivent pas faire oublier que la série originelle a duré 20 ans et que le premier spin-off de la série Law & Order : Special Victims Unit attaquera dans quelques jours sa seizième saison. Voici son histoire….

Crédits: NBC/Universal

Retrouvez Il était une fois Law and Order (1/5): Voici leurs histoires
Retrouvez Il était une fois Law and Order (2/5): L’original
Retrouvez Il était une fois Law and Order (3/5): Criminal Intent