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Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 6

Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 6
Christophe Brico

A l’occasion du 54ème Festival International de la Télévision de Monte-CarloSeason One va suivre pendant 3 mois les équipes du Festival et vous raconter l’histoire de cet événement qui compte dans le monde audiovisuel. Pour ce nouvel entretien, nous sommes toujours avec Laurent Puons, C.E.O., accompagné de Camille Sauriac, Responsable des Nymphes d’or, et Pierre-Edouard Coursault, Chargé de Développement de Contenu.

Episode 6: Les Nymphes d’Or

Vous l’avez peut-être lu sur Season One, mais la semaine dernière la sélection pour les Nymphes d’or du 54e Festival de Television de Monte-Carlo a été révélée (ici). C’était donc pour nous le moment idéal pour aborder plus en profondeur cet aspect central de l’événement. C’est d’ailleurs un rappel que fait Laurent Puons dès le début de cet entretient : “La compétition c’est le coeur du Festival. Elle a sans doute été créée dès les débuts du Festival et a évolué vers la compétition que nous connaissons aujourd’hui.” Et précise : “La Nymphe est connue et reconnue des professionnels, et commence a également être connue du grand public. Nous mettons en place une importante stratégie de communication pour faire de ce trophée, un prix connu du public.”. En tout état de cause, la révélation des “nommés” est un événement qui prend de l’ampleur, et l’aspect international de la sélection lui donne une qualité particulière.

Ceci étant dit, et de manière plus concrète, comment se déroule la sélection ? C’est Pierre-Edouard Coursault qui entre dans les détails : “Nous ouvrons les inscriptions au mois d’octobre, en même temps que le MIPCOM, ce qui nous permet d’aller démarcher les producteurs et diffuseurs présents à Cannes, et en même temps de faire un travail de fond et de veille sur tous les nouveaux programmes qui seraient disponibles pour la compétition. C’est une approche directe vers les programmes qui nous intéressent, mais aussi nos contacts privilégiés avec certains studios qui nous proposent spontanément des programmes”. Concrètement, les shows présentés aux Nymphes d’or sont indifféremment des programmes choisis par les équipes du Festival que directement proposées par les producteurs ou diffuseurs. Mais alors comment arrive-t-on à la sélection finale ? Et bien cela passe par un Comité de présélection, qui a la charge de choisir, parmi tous les programmes proposés, ceux qui figureront dans la sélection finale. C’est encore Pierre-Edouard Coursault qui nous éclaire : “Nous avons des comités de présélection pour chaque catégorie, composés de professionnels : journalistes, distributeurs, producteurs, diffuseurs, acheteurs de programmes. La présélection dure à peu près un mois et demi, et doit aboutir à un total de 6 à 8 programme par catégorie”. Avec une particularité, néanmoins, pour les programmes en provenance des USA. En effet, pour ces derniers, le choix passe par les fourches caudines de la PGA (Producer’s Guild of America, Ndlr, ) : “Pour les séries télé qui sont à 100% produites aux USA, nous passons par la Producer’s Guild of America, et tous les programme nommés aux PGA Awards en catégorie Série Télé Comédie et Drama sont automatiquement éligibles à notre compétition. Cela nous permet de ne pas être inondés de programmes américains, car on veut vraiment que la Nymphe d’or et notre compétition internationaux”, nous précise le chargé de développement.

Les catégories, quand à elles, peuvent poser question. En réalité, les formats de diffusion étant divers en fonction des pays, et surtout, de plus en plus divers, même à l’intérieur d’un unique pays, qu’il semble complexe de catégoriser. Dès lors c’est un étiquetage fondé essentiellement sur le nombre d’épisodes et la durée de ceux-ci qui va être mis en place, comme nous le confirme Pierre-Edouard Coursault : “Le critère principal est surtout le nombre d’épisodes et la durée de ceux-ci. Il est vrai qu’il est compliqué de dire ce qu’est une série, une mini-série, en fonction des pays de production ils n’ont pas du tout les mêmes critères. Quand on voit un programme comme Sherlock, trois épisodes par saison, certes, mais qui durent chacun 1h20, et nous avons fait le choix de le mettre dans la catégorie “Film de Télévision”. Au final, il y a donc 3 grandes catégories de fiction, Film de télévision, mini-série et série, cette dernière se découpant en série “comédie” et série “drama”. Donc une fois la sélection faite, les programmes choisis, reste à choisir un jury. Comme nous le mentionnait Laurent Puons dans notre tout premier entretien, il lui faut un jury que “Le professionnel va connaître, que je vais connaître et que ma mère va connaître”. Si ce dernier ne peux pas encore nous livrer les noms des membres du jury 2014, il revient volontiers sur la nature de ce jury : “Nous allons chercher un jury fait de producteurs, réalisateurs et acteurs, qui ont la reconnaissance des professionnels et du grand public. On est convaincus que c’est un moyen de développer la compétition”. Nous n’en saurons pas plus à ce stade. En tout état de cause, le rôle de ce jury est de choisir des gagnants, et pour ce faire Camille Sauriac nous explique la méthode : “Le choix des jurés est totalement libre. Chaque jury est composé de 5 personnes, qui visionnent les programmes, se réunissent, délibèrent et sélectionnent le meilleur programme de leur catégorie. La base est vraiment la discussion entre les différents membres du jury, sur les aspects techniques de réalisation, les acteurs, etc. D’où notre intention d’avoir un jury varié et les différentes professions représentées”. Petite particularité de la compétition néanmoins. En effet, pour chaque catégorie est primé un programme, mais les meilleurs acteur et actrice d’une catégorie concernée sont forcément issus d’un des programmes de la sélection de la catégorie concernée.

Une fois les mécanismes de la compétition un peu mis à jour, nous nous penchons plus directement vers la sélection du 54e Festival de Television. Une assez forte présence de programmes en provenance de Grande Bretagne – Sherlock, Vicious, Downtown Abbey, Top of the Lake -, pose question, et c’est Pierre-Edouard Coursault qui nous répond : “Je ne pense pas qu’il y ait une campagne faite par les producteurs anglais. Parmi les programmes soumis à la compétition, nos comités de présélection ont fait ressortir cette tendance. », et nous évoquerons aussi la présence de la version israélienne de Hostages, et pas de la version US : “La version israélienne nous a été soumise spontanément, et la version US n’a pas passé la sélection des PGA Awards, et donc n’est pas éligible pour la compétition.”. Mais cette état de fait pose une autre question : et si les deux programmes étaient en compétition? Pierre-Edouard Coursault nous réponds toujours : “Il aurait pu arriver que les deux programmes soient nommés, mais cela dépend essentiellement du comité de présélection”. Voilà une perspective plutôt originale. En tout état de cause, on aura constaté que ce sont de plus en plus de programmes “phares” qui participent à la compétition. Pour le moment, néanmoins, il n’est pas question de développer les catégories, mais comme nous le confirme Laurent Puons : “Il est de plus en plus fréquent que des productions nous demandent un exemplaire du trophée pour l’afficher.”. Du coup il est impossible de ne pas poser la question, parmi tous les nommés, qui sera là ? Laurent Puons nous répond : “Je ne peux pas encore vous dire qui sera là ou pas, mais en revanche je peux vous confirmer que nous avons invité tous les nommés, dans un laps de temps qui leur permet, normalement, d’organiser leur venue au Festival de Télévision de Monte-Carlo, et nous attendons les réponses. C’est d’autant plus compliqué que certains nommés passent de la télévision au cinéma et ont un agenda très chargé.”. Nous n’en saurons pas plus.

Pour conclure sur la compétition, nous abordons de manière un peu plus concrète la cérémonie de remise des prix. Laurent Puons nous rappelle que la remise des prix poursuit aussi un objectif d’image : “Nous essayons de permettre à nos invités les plus prestigieux de monter sur scène pour remettre un prix, ou bien ce sont les Présidents des jurys, qui sont connus et reconnus, afin que la “photo” de la remise soit le plus attractive possible, afin de faire connaître au maximum la compétition”. Et à Camille Sauriac de rentrer dans les détails : “Cette année nous avons une maîtresse de cérémonie qui est Louise Ekland, qui est également bilingue, car la cérémonie se fait en Français, pour les personnes du public, et en Anglais pour les participants à la compétition et les festivaliers. Nous diffusons beaucoup d’images, pour chaque catégorie il y a un “bout à bout”, montage de tous les extraits des tous les programmes nommés, puis Louise Ekland appelle le Président du jury de la catégorie et l’invite à venir sur scène pour remettre les différents prix. Quand un gagnant monte sur scène pour recevoir sa Nymphe un extrait un peu plus long est diffusé. Le prix spécial Prince Rainier III est remis en conclusion de la soirée. La cérémonie est filmée et diffusée sur la chaîne YouTube du Festival. Nous avons des interviews faites en backstage à l’issue de chaque remise de prix” Rien d’original mais la formule reste efficace. Laurent Puons nous le disais, et nous l’a répété aujourd’hui, il veut amener ce prix au plus haut.

Crédits: Festival de Télévision de Monte-Carlo

Retrouvez Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 1
Retrouvez Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 2
Retrouvez Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 3
Retrouvez Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 4
Retrouvez Il était une fois le Festival de Télévision de Monte-Carlo Episode 5

A suivre…