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Il était une fois…Sherlock (4/7): The Great Game

Il était une fois…Sherlock (4/7): The Great Game
Carole Llombart

Ce dernier épisode de la première saison, écrit par le co-créateur Mark Gatiss et réalisé par Paul McGuigan, augmente quelque peu la pression en montrant la première confrontation entre Sherlock et Moriarty, son ennemi emblématique. Mark Gatiss étant joueur, il terminera cet épisode par un insoutenable cliffhanger qui ne sera résolu qu’un an et demi plus tard lors de la diffusion de la deuxième saison.

Histoire

Sherlock s’ennuie profondément, aucune affaire digne d’intérêt ne se présente et il refuse même d’aider son frère Mycroft alors qu’il est question de sécurité nationale. C’est alors que Moriarty, décide de mener un jeu dans lequel Sherlock tient le rôle principal. Un jeu dangereux qui met en péril de nombreuses vies, mais ravit un Sherlock qui trouve enfin un ennemi à sa hauteur. Mais qui de Moriarty ou de Sherlock peut gagner ?

La relation Holmes/Watson

John prend de plus en plus sa place d’assistant aux côtés de Sherlock et Sherlock aime de plus en plus le voir dans ce rôle. Il est vraiment question de partenariat et plus seulement de John ébloui par Sherlock. John va également être confronté à une facette de Sherlock qu’il n’a jamais vraiment voulu voir : celle d’un homme tellement obsédé par le challenge et la nécessité de faire fonctionner à toute vitesse son cerveau hors norme qu’il en oublie tout le reste, qu’il méprise tout le reste. John voit Sherlock comme un héros et il est terriblement déçu de découvrir que ce n’est pas le cas. Mais le lien entre les deux hommes se fait toujours plus fort, leur amitié devient de plus en plus une évidence et ne fait absolument plus aucun doute dans la scène finale. On découvre également que le blog tenu par John et relatant leurs aventures est particulièrement suivi, ce qui désespère Sherlock.

Moriarty

Cet ennemi emblématique de la mythologie de Sherlock Holmes ne pouvait pas ne pas être présent. Et pourtant, au départ, la confrontation n’aurait pas dû être dans cet épisode, seul un teaser était prévu, laissant cette scène pour plus tard. Sherlock aurait dû manquer quelque chose. Mais Steven Moffat et Mark Gatiss se sont vite rendu compte que la fin de cet épisode demandait cette confrontation, qu’il fallait une version de celle qui a lieu dans The Final Game de Conan Doyle. Et pourquoi attendre alors que seuls trois épisodes composent cette première saison ? L’idée du petit copain de Molly identifié comme gay par Sherlock est venue très tôt dès l’écriture du pilot et n’impliquait pas Moriarty, mais pour les deux cocréateurs, mettre cette scène dans cet épisode avec tout ce que cela implique lui donnait encore plus de poids.

Le Moriarty de Steven Moffat et Mark Gatiss est clairement borderline, tout autant borderline que Sherlock . Ces deux hommes fonctionnent de la même façon, mais ne sont pas du même côté. Il y a une fascination/répulsion entre eux, une admiration non feinte.

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Références à l’œuvre de Sir Conan Doyle

De même que pour The Blind Banker (S01E02), The Great Game n’est pas la totale adaptation d’une aventure en particulier. Mais bien évidemment, Mark Gatiss y a glissé de nombreuses références.

Sherlock tire des coups de feu sur un mur car il s’ennuie : dans The Adventure of the Musgrave Ritual, Watson note que lorsque Holmes est dans un tel état d’ennui, il pourrait s’asseoir dans sa chaise et tirer sur le mur d’en face, de sorte à y créer un patriote “VR”. Le terme “VR” fait référence à Victoria Regina, le terme latin pour Victoria reigns. Comme la reine ne règne plus et que Holmes n’est sans doute pas aussi patriote que cela, il ne possède pas un portrait de la reine mais une simple “smiley face”. Smiley face qui est repris dans Sherlock sous la forme d’un tag réalisé par le gang du Black Lotus dans The Blind Banker.

Sherlock ignore que la Terre tourne autour du soleil : dans The Sign of Four, Doyle écrit une conversation entre Holmes et Watson dans laquelle on apprend que Holmes ne sait pas que la Terre tourne autour du soleil et n’y attache aucune importance. Le dialogue écrit par Makk Gatiss reprend presque au mot près celui écrit par Doyle. Le scénariste tenait absolument à montre à quel point Sherlock peut être ignorant et adore l’idée que ce personnage fait un tel tri dans son cerveau pour ne conserver que ce qu’il considère comme important.

Les cinq bips : dans The Five Pips, Holmes enquête sur une affaire durant laquelle un homme a reçu cinq pépins d’orange par la poste, ce qui constitue un avertissement. Les bips des différents éléments du puzzle envoyé par Moriarty à Sherlock ne sont pas à proprement parler des avertissements, mais Mark Gatiss glisse l’image des cinq pépins d’orange dans la bouche de son Sherlock.

Le vol de plans de missiles : cette intrigue est tirée de The Adventure of th Bruce-Partington Plans, histoire préférée de Mark Gatiss, dans laquelle Moriarty veut que Holmes retrouve les plans du sous-marin Bruce-Partington. Le principal suspect est retrouvé contre des rails et le corps est retrouvé de la même façon. Mark Gatiss a nommé l’assassin Joe Harrison, en référence à une histoire similaire dans The Adventure of the Naval Treaty.

Le réseau des SDF : le Holmes de Doyle utilise le gang des Baker Streets Irregulars comme informateur. Le Sherlock de la BBC, utilise le réseau des SDF de Londres pour glaner des informations qu’ils sont les seuls à pouvoir obtenir.

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Anecdotes

Cet épisode a été premier à être tourné car ce scénario était le premier des trois à être prêt au moment de commencer le tournage.

La scène dans laquelle Sherlock invite Waston à faire des déductions à partir des baskets de la première énigme a été tournée par Benedict Cumberbatch et Martin Freeman, car ce dernier a dû être absent du tournage une journée après d’être blessé.

Le meurtre de l’animatrice télé est basé sur un véritable meurtre qui aurait eu lieu en France dans les années 20, impliquant un beau-frère coupable, un empoisonnement et un chat.

Lors du tournage des scènes avec la dame âgée aveugle, l’actrice ne connaissait pas son texte à l’avance. Mark Gatiss était allongé au pied du lit et lui donnait les répliques l’une après l’autre, pour rendre sa performance plus authentique.

Le Golem aurait dû apparaître dans le 2e épisode et le faux tableau était l’intrigue principale de ce 2e épisode. Dans cette histoire, le tueur aurait dû s’appeler The Limper. Lorsque Gatiss a retravaillé cette histoire pour l’épisode 3, il a voulu en faire quelque chose de plus exotique et a opté pour le Golem qu’il considère comme une fantastique légende. Dans le mythe original, le Golem peut seulement être détruit en changeant l’une des lettres du mot gravé sur son front qui lui a donné la vie.  Mark Gatiss connaissant l’acteur qui a joué le Golem pour l’avoir casté dans The League of Gentlemen et Crooked House.

Peter Davison, the Fifth Doctor, fait la voix off de la vidéo sur laquelle travaille la professeure attaquée par le Golem.

La voix de l’enfant, dernier otage de Moriarty, est celle de Louis, l’un des fils de Steven Moffat et Sue Vertue.

La piscine dans laquelle Sherlock et Watson sont confrontés à Moriarty, est située à Bristol où Mark Gatiss vivait enfant et il allait nager dans cette piscine.

Sources : commentaires audio des coffrets DVD (version anglaise) et Sherlock : The Casebook édité par BBC Books.

Crédits: BBC

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