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Lettre ouverte d’une fan sur Profilage

Lettre ouverte d’une fan sur Profilage
Alexandre LETREN

C’est une première pour nous que de donner la parole à une fan de séries.
Yolaine Ferrand souhaitait témoigner de son sentiment sur le final de la saison 5 de Profilage et, plus largement, sur les évolutions de cette saison. Il nous est apparu intéressant de lui donner la parole afin de donner un autre avis que le nôtre sur ce qui est arrivé dans la série. Son avis exprimé et ses propos n’engagent bien entendu qu’elle mais n’en demeurent pas moins intéressants.

Notre critique de la saison 5 ici
Emission spéciale sur Profilage

Après un visionnage de la série en totalité, je vous présente mon avis et mon ressenti sur cette saison 5 de Profilage, bien différente de celle que nous avons connu jusqu’à maintenant. J’ai repris certains points du site Fictions en Série qui a fait un très bel article à ce sujet. Cependant je vais essayer d’éclaircir mon avis sur certaines parties.

Commençons par les arcs.

Arc 1 : la relation Chloé – Lili. Un an s’est passé depuis le final de la saison 4. Les premières images que nous voyons sont celles de la famille constituée par la petite fille et la criminologue. Une saison qui commence apparemment dans le bonheur et nous espérons, en plus de l’intrigue, voir comment Chloé Saint -Laurent a pu obtenir l’agrément pour devenir la mère adoptive de Lili. Surtout qu’après sa tentative de suicide, le procureur Baltard qui se révèle être un sacré *biiiiiiiiip*, et toute son instabilité initiale, ce n’était pas gagné d’avance ! La fin du premier épisode nous fait découvrir son sauvetage, avec des mots d’enfant certes, mais les dernières minutes de l’épisode 1 nous laisse sur notre faim. On espère en savoir plus pendant la saison mais niet. Le moment où Lili appelle Chloé « Maman » est certes très beau mais malgré les quelques scènes entre les deux donzelles, nous ne pouvons vraiment suivre l’évolution de cette relation mère-fille. Première déception.

Arc 2 : La relation Chloé-Vincent. Apparition d’un riche homme qui demande de l’aide à notre héroïne, soit. En femme digne de ce nom, elle bougonne un peu, le fait attendre mais fini par l’aider. Un lien commence à se créer entre eux et on pense qu’après la déconvenue d’un flic légèrement ripou (Antoine Garrel, incarné par Benjamin Baroche), elle doute de laisser un autre homme entrer dans sa vie. Mais avec maintes preuves de présence et d’affection, elle se laisse aller. Leur relation évolue tranquillement, sans aller cependant très loin. L’épisode « Jusqu’au bout de la nuit » nous montre encore une fois là où il peut aller pour Chloé. On sent une réelle tendresse et affection pour elle. Puis arrive son départ soudain, presque sans un mot, alors que la rousse commençait à s’attacher de plus en plus à lui. La fin de cette relation, et donc de cet arc, est bâclée. Seconde déception.

Arc 3 : Les relations entre les personnages. Nous avons pu voir dans le final de la saison 4 que l’équipe s’était ressoudée pour sauver Chloé, surtout Fred et Hyppolite, en froid suite à leur rupture. Une équipe soudée que l’on retrouve dans les débuts de la saison 5. 1Er POINT POSITIF ! Cependant, l’équipe repart rapidement en vrille, en commençant par le commandant Thomas Rocher (Philippe Bas), qui tente le tout pour le tout afin de sauver sa sœur. En lui-même, le geste est beau mais il va faire alliance avec des personnes non-fréquentables, ce qu’il va taire à son équipe. Il commence à s’éloigner des autres, ce qui va tous les fragiliser. Rocher est un point d’ancrage fort qui a su ravaler sa rancœur et son désir de vengeance pour son bien et surtout celui de son fils.
Vient ensuite le tour de Chloé Saint-Laurent (Odile Vuillemin). Hallucinations, drogue ou maladie ? La stabilité que nous pensions qu’elle avait enfin va se fissurer, malgré le soutient qu’elle a de sa mère, de Fred et, plus maladroitement c’est vrai, d’Hyppo. Rocher reste présent pour elle bien qu’en retrait suite à ses propres problèmes.
Le double épisode « Tempêtes » marque un rapprochement entre les lieutenants Kancel et De Courtène (Vanessa Valence et Raphael Ferret). ENFIN, diront certains (dont moi, je l’avoue !). Mais ce rapprochement est de très courte durée. Aussitôt, un fossé se creuse à nouveau, fossé qui sera amplifiée par l’arrivée de la génialifique (Jean-Marc Genereux©) Jessica Kancel ! La demie-sœur de la saison 4 qui deviendra subitement sœur dans la saison 5. Troisième déception car aucune continuité entre les deux saisons.
Parlons-en, de Jessica (Julia Piaton)! Elle se ramène avec un bébé alors que dans la saison 4, ils ne sont pas allés jusque là, ils étaient à peine déshabillés lorsque Fred les a surpris. Soit Sydney (Abel Ferret) a été conçu par l’opération du Saint-Esprit, soit Hyppo n’est pas le père. Le test de paternité demandé par Fred à Bérénice est positif. Mais comment ?! Nulle part il n’est fait mention d’une relation sexuelle entre Jess et Hyppo ? Quatrième déception.
Venons-en au Commissaire Grégoire Lamarck (Jean Michel Martial). Figure paternelle de l’équipe, il revient légèrement diminué physiquement suite à la balle qu’il s’est prise dans la saison 4. Toujours là pour apaiser les tensions, il est cependant de moins en moins présent dans la série. Il est pourtant à la base de la formation de cette équipe, composée d’une criminologue aux méthodes peu conventionnelles, d’un commandant brisé par la mort de son épouse tuée par un chauffard, d’une ancienne alcoolique et d’un ancien hacker. Une équipe de bras cassés qui, ensemble, a créé une unité qui les renforce. Cette mise de coté de Grégoire est donc incompréhensible. Cinquième déception
Bérénice, la légiste (Valérie Dashwood) : Dans cette saison, les seuls échanges que nous voyons sont ceux sur les scènes de crime, le moment où elle donne à Fred les résultats du test de paternité fait en douce et au mariage. Rien d’autre. Sixième déception.
Adèle (Juliette Roudet), petite criminologue aussi brisée qu’ont pu l’être ses collègues. Elle prend de l’ampleur dans cette saison. Fred, en bonne garce (♥ ) n’aimant pas la nouveauté lui met immédiatement les points sur les « i ». La lieutenant a en effet peur qu’elle cherche à évincer Chloé, qui l’a pourtant beaucoup soutenu. Adèle essayera sans succès de se fondre dans une autre équipe et finira par s’intégrer….Dans Rocher, juste avant de partir définitivement.

Arc 4 : La relation Fred Kancel/Hyppolite de Courtène. D’amitié, ce duo a évolué en amour puis en gueguerre avant de revenir à une amitié teintée de non-dit, de sentiments non avoués. Ce jeu du chat et de la souris allège un peu la série mais dans cette saison, il se fait trop rare. Certes les tensions entre personnages font partie des choses normales, mais y aller à cette vitesse puis revenir à un duo « in love » est déstabilisant et, encore une fois, se termine à l’arrache, comme si les scénaristes voulaient se débarrasser de cette partie vite fait. Dans la saison, le bonheur de ce couple dure en tout et pour tout 5 minutes, tranché vif par la mort de Fred. Certains disent « Le bonheur c’est chiant » mais pour le coup, trop de malheur c’est chiant aussi !!!

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Dans un second temps, j’aimerai parler de l’évolution des personnages.

Chloé Saint-Laurent : Lors du cliffhanger de la saison 4, nous l’avons trouvé entre la vie et la mort. Dès le début de la saison 5, nous la retrouvons après un an dans un état de bonheur, avec sa fille adoptive. Je ne rajouterai pas grand chose à ce que j’ai déjà dit mis à part qu’elle évolue d’un bonheur au fond du trou avec un risque de perdre sa fille en une saison. Par rapport aux 4 premières saisons, le personnage de Chloé a certes évolué positivement (la dernière saison exclue) mais la perte des particularités initiales de ce personnage donne un goût un peu amer à la série. Elle a perdu de son originalité.
Thomas Rocher : Arrivé dans la saison 3, après un saut d’un an après la mort du commandant Pérac, il a du mal à se faire accepter par l’équipe (surtout par Fred, comme par hasard !). Il arrive cependant à convaincre Chloé de revenir et lui sauve la vie pour la première fois dès le premier épisode. Il arrivera également à convaincre Fred de ne pas accepter sa mutation. Dès la moitié de la saison 3, on le sent vraiment intégré à l’équipe, malgré la faille qu’il combat. Au fil des saisons, il a le respect et la confiance de ses coéquipiers. La preuve en est dans deux scènes avec Fred, dans l’épisode « Sur la liste » : – L’engueulade que s’est prise Fred lorsqu’elle s’est faite tirée dessus en allant seule sur la péniche où se trouvait la suspecte, ainsi que les excuses du commandant qui lui a serré gentiment l’épaule. – Le moment où Rocher se met au devant du bus lancé à pleine vitesse et où l’on entend Fred crier de toutes ses forces « Commandant ». Rocher est respecté par son équipe, mais la prise en otage de Fred par Roze ne va pas être bénéfique dans sa relation avec Hyppolite. Celui-ci va lui en vouloir (en effet, c’est un peu de sa faute…) et des tensions vont naitre. Une trêve sera toutefois faite par le lieutenant pour qu’en équipe, ils essayent de sauver le quatrième membre de leur quatuor. Après avoir failli mourir plus d’une fois, il s’accroche pourtant toujours à la vie et à son équipe. Son seul écart sera Roze, son seul espoir afin de sauver sa sœur de la mort. D’un geste de désespoir, il va finir dans un engrenage dont l’issue sera la mort de sa lieutenant.
Frédérique Kancel : Dans les premières saisons, nous avons connus une peste, jalouse de l’arrivée d’un nouveau membre qui pourrait fragiliser la relation de pure amitié (hem…) qu’elle avait avec le commandant Pérac. A la mort de celui-ci, elle sera anéantie et aura du mal à accepter son remplaçant, le commandant Rocher. Cependant, ce dernier remontera dans son estime en ramenant Chloé au sein de la DPJ. On voit qu’elle a fini par accepter la criminologue, non pas comme une amie, mais presque comme une petite sœur. Chloé est devenue un membre a part entière de son univers, et elle a prit l’habitude de se fier à son instinct. A partir de la saison 3, on voit une femme plus humaine, plus sensible, qui ne veut cependant laisser paraitre ses failles. En parallèle, dans la saison 4, on s’aperçoit qu’elle se cache derrière un masque, masque qui finira par se fissurer avec l’arrivée de sa demi-sœur, Jessica. Elle prendra alors conscience de son amour pour Hyppolite et elle se « lâchera ». Cependant, lors de la saison 5, nous voyons une régression dans son attitude. Elle devient personnelle, un peu égoïste, allant jusqu’à mentir à Hyppolite. Son personnage a été totalement dénaturé. Septième déception. On apprendra également qu’elle est une ancienne alcoolique, chose qui prendra son sens avec l’un des derniers mots qu’elle prononce à Hyppo lors du final : « Retrouves la ». Toutes les suppositions sont possibles.
Hyppolite de Courtène : Apparu dès le départ de la série comme un geek au look vestimentaire discutable, il va être pendant longtemps le personnage qui va apporter un peu de légèreté aux intrigues. Il a un coté très ouvert et fera en sorte d’accepter Chloé dès son arrivé, malgré les remarques cinglantes de Fred. C’est aussi lui qui parviendra à pousser sa meilleure amie à accepter la criminologue. En parallèle, on sent un petit faible pour l’autre lieutenant mais il gardera toujours ça pour lui, sauf quand elle fait le premier pas vers lui. En désaccord avec sa famille très conservatrice et anti-flic, malgré sa mère qui essaye d’arrondir les angles. Ses frères sont des copies conformes de leur père, et seule sa sœur semble prendre un chemin plus neutre. Il se trouvera une famille de cœur auprès de ses coéquipiers. Même si peu à peu nous en découvrons sur lui, ce n’est que par petits morceaux. Par la suite, cet homme si calme deviendra un meurtrier. Même si les intrigues lui laissent peu de place, on se demande vraiment comment ouvrir des possibilités sur ce personnage.
Venons-en à Grégoire Lamarck. Père de l’équipe, il revient légèrement diminué physiquement suite à la balle qu’il s’est prise dans la saison 4. Alors que son personnage donnait une dimension plus familiale à la série, le comissaire apparaissant dans des moments de légèreté autant que dans des situations plus critiques, il disparait peu à peu des intrigues, de la DPJ, … Les moments avec Chloé deviennent de plus en plus inexistants et lorsqu’effectivement ces instants apparaissent, ils sont très brefs. Huitième déception
Bérénice. Bien que l’actualité scénique de la comédienne qui l’incarne soit chargée, le personnage en lui-même perd de plus en plus d’importance. On la verra à nouveau telle qu’elle est dans le final, en l’espace de 5 secondes maximum. La Bérénice joyeuse, blagueuse, etc…nous manque. Neuvième déception.
Adèle : Arrivée à la fin de la saison 4, elle aide l’équipe à retrouver Chloé. Pourtant, ce n’est pas cette aide qui va l’aider à mieux s’intégrer. Au contraire, une jalousie va naitre entre le lieutenant Kancel et elle. Peu après, elle quittera la DPJ. Dans le double épisode « Tempêtes », en tant que criminologue essayant de se mettre à la place des tueurs (on retrouve ainsi les débuts de la série), elle va jouer un double jeu avec Louise, la meurtrière de Matthieu Pérac. On se demande d’ailleurs qui manipule l’autre. Je ne sais pas si c’est le scénario ou le talent des actrices mais ces scènes vraiment d’une excellente qualité . 2nd POINT POSITIF ! Il y a des pistes non exploitées, ou du moins pas assez. Par ailleurs, je trouve cette histoire assez ressemblante à celle de Billie et Christie dans la série Charmed. A quand les démons ?!

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Mon avis sur les épisodes « Pour toujours » et « A jamais »

Dès les premières minutes, tout part dans tous les sens. Les scénaristes ont voulu mettre tous les personnages dans la tourmente, mais ça a crée un chaos. On finissait pas ne plus savoir où donner de la tête, ce qui est fort dommage. Le lieutenant Kancel qui meure, mais en fait pas vraiment, mais qui fini par mourir, c’est un peu trop ! Tout se mélangeait, se croisait mais ne donnait rien de vraiment logique.
La mort de Fred : Pour ma part, je suis très déçue de la mort de ce personnage central, dont on frôlait à peine la personnalité et le passé. Le lieutenant Kancel est un élément essentiel de la série depuis le tout début. Tant de brèches d’arcs et d’intrigues autour d’elle ont été ouvertes mais réduits si rapidement à néant. Dixième déception, et pas des moindres ! La série n’a pas besoin de faire cela pour rebondir.

L’avis de Season One sur le final ici

Conclusion : Les créatrices ont voulu intégrer trop d’arcs pour un nombre limité d’épisodes.  La saison 5 possède des personnages présents depuis le tout début et certains (non, pas tous) liens qu’il y avait entre eux. Malgré le talent des acteurs présents, la série a beaucoup perdu, tant au niveau de la qualité des enquêtes que de l’évolution générale des protagonistes et de la fiction. Fanny Robert et Sophie Lebarbier auraient-elles eu des pannes d’inspiration ? Auraient-elles eu des problèmes pour écrire ces nouveaux épisodes ? Profilage n’avait pas besoin de la mort de l’un personnages principaux pour faire rebondir la série. Au contraire, ce final risque de faire baisser significativement l’audience. Les questions que l’on peut alors se poser sont les suivantes : Les scénaristes ont-elles décidé de faire sombrer la série ? Et le départ d’Odile Vuillemin n’aurait-il pas un lien avec tout cela ?

Season One décrypte le final de la saison 5 dans une édition spéciale de l’émission

Crédits: © Beaubourg Audiovisuel / TF1

  • C’est vrai que les scénaristes n’avaient pas besoin de tuer un personnage principal pour faire rebondir la série mais malheureusement c’est comme ca dans tous les séries, peut importe la nationalité.

    • Je comprend totalement la deception mais si c’est parfois nécessaire pour relancer une intrigue. Après, qu’on aime (ou pas) le personnage de Vanessa Valence mais ce n’est pas totalement un personnage « principal », au même type que Chloé ou Rocher 😉

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