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Nos sagas de l’été (5/8): Dolmen

Alexandre LETREN

La review

REUSSITE
8
8

UN CLASSIQUE

Malgré d'indéniables défauts et le fait qu'elle ait moins bien vieillie que les autres, Dolmen est un classique du genre

Vraie spécificité française, les sagas de l’été ont peu à peu disparu de la télévision française depuis quelques années après avoir longtemps trusté les audiences des grandes chaînes. Qu’elles soient romanesques, policières ou encore surnaturelles, elles nous ont longtemps accompagnés d’été en été. Jusqu’au 4 septembre, Season One vous propose de revenir chaque mercredi sur 8 d’entre elles. Des années 90 aux années 2000, de France 2 à TF1 en passant par M6, nous allons nous replonger dans nos souvenirs d’été. Place à la championne des championnes: Dolmen.

Marie, une jeune policière, revient sur son île natale afin d’épouser son amour d’enfance.
Mais la veille de ses noces, de bien étranges événements commencent à se produire. Des cadavres de mouettes ensanglantées sont retrouvés dans divers endroits, Marie est assaillie pendant ses nuits d’étranges cauchemars, son frère Gildas est retrouvé mort… et les dolmens se mettent à saigner. Aidée par un inspecteur du continent, Lucas Fersen, Marie décide de tirer au clair tous ces mystérieux phénomènes.

dolmen

Créée par Nicole Jamet et Marie-Anne Le Pezennec (aujourd’hui sur Section de recherches), Dolmen marque le point culminant du genre en France. Championne de l’audience avec plus de 13 000 000 de personnes devant leur écran captivées par l’enquête de Marie et Lucas.
Dolmen porte en elle tous les codes de la saga de l’été, notamment dans son casting comme les visages connus de la fiction de TF1, Ingrid Chauvin et Bruno Madinier, dans ses ressorts dramatiques (secrets de familles inavouables, triangle amoureux,..). Mais, comme dans Zodiaque l’été d’avant, Dolmen y ajoute non seulement une grosse dose de polar mais aussi de surnaturel (France 2 reprendra la recette avec Le Miroir de l’eau avec Line Renaud ndlr) avec les fameux dolmens qui saignent à chaque meurtre commis. Comme pour Zodiaque, les téléspectateurs sont littéralement accrochés à leur fauteuil pour tenter de percer les secrets de l’île de Ty Kern.

Chauvin

La vengeance ourdie dans cette série est non seulement démoniaque mais aussi terriblement compliquée. Car comme toujours, la solution et l’identité de l’assassin sont enfouies au plus profond des secrets de l’île. Et les secrets sont particulièrement horribles, chaque famille de l’île ayant sa part d’horreur. L’effet est d’ailleurs particulièrement réussi puisque arrivé à la résolution de l’énigme, on est presque obligés d’avoir de la « compassion » pour l’assassin responsable de tous ces meurtres.
On passera sur certains membres du casting qui ne brillent pas par leur talent de comédie (Ingrid Chauvin si tu nous lis!!!) pour se concentrer sur le fait qu’il soit très étonnant que la série n’ait jamais eu de suite, Ingrid Chauvin ne souhaitant pas rempiler. Il fut même question un temps de faire un spin off sur les personnages de Marie et Lucas qui, tels Mulder et Scully, enquêteraient sur des phénomènes paranormaux. Mais le projet ne vit jamais le jour.
Notez que la série a deux suites, toutes deux sorties en romans (et qui pourraient faire l’objet de Dolmen 2 et 3):

  • Les oubliés de Kilmore: « Un an après l’énigme sanglante des Lands’en, Marie Kermeur et Lucas Fersen décident de se marier tous les deux à Killmore, l’île natale de sa mère Marie (Mary). Dès son arrivée, elle croit apercevoir la Reine écarlate à l’étage condamné du domaine Sullivan. Des meurtres vont alors s’accumuler autour d’elle, avec à chaque mort une pierre frappée d’ogams aux initiales des prénoms des fils qu’a tués la Reine écarlate. Un mystère pèse, qui est le meurtrier ? Une chose est sûre : il se trouve forcément sur l’île« . Efficace mais trop tiré par les cheveux. La série « saute le requin » incontestablement.
  • La dernière malédiction:  « C’est encore l’hiver et la nuit tombe sur Lands’en quand Marie Kermeur débarque sur la jetée déserte balayée par la pluie. Seule et enceinte. Sur l’île, les esprits s’enflamment. Pourquoi Marie est-elle revenue ? Et pourquoi est-elle seule ? Où est le commandant Lucas Fersen, ce spécialiste des crimes rituels qu’elle a épousé l’an dernier ? Bien que Marie ait parlé à Jeanne, sa mère adoptive, de querelle d’amoureux, celle-ci n’est pas dupe. Marie a peur, elle en est sûre. Au point d’informer Lucas de sa présence à Lands’en. Mais lorsqu’il arrive, il est trop tard. La jeune femme est retrouvée échouée sur le sable de la crique des naufrageurs. Elle est dans le coma, et le bébé n’est plus dans son ventre…Lucas mène fébrilement l’enquête pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Témoignages, indices, constatations, il doit se rendre à l’évidence : Marie a délibérément voulu mourir avec son enfant en se jetant dans l’océan« . Réussi, prenant. Une vraie suite au premier Dolmen.

Souvent moquée pour d’invraisemblables cliffhangers et pour le jeu de certains comédiens, Dolmen est pourtant réussie car elle parvient à maintenir le téléspectateurs dans un état de tension intense. On comprend vite en la voyant pourquoi le public s’est rué en masse pour la voir.

Mercredi prochain dans « Nos sagas de l’été (6/8): Eternelle » 

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