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Un Commentaire

Pilote d’essai: 24 Live another day (FOX)

Pilote d’essai: 24 Live another day (FOX)
Christophe Brico

Dammit ! Il est de retour. 4 ans après ce qui semblait être la fin des aventures de Jack Bauer, il revient, et il n’est pas content. Archétype de l’hyper-feuilleton, 24 est avant tout le symbole d’une Amérique post 11 septembre, paranoïaque et prête à accepter à peu près tous les excès pour se protéger. 13 ans après le début de la série et une longue coupure, que reste-t-il de 24 ?

London calling

Dès le commencement du premier épisode on retrouve tout ce qui fait l’identité de 24, Le compteur façon “quartz”, le gimmick musical, les split-screens. Il faudra quelques minutes pour avoir la fameuse accroche : “The following takes place between 11:06 and 12:00. Events occur in real time” (Ce qui suit se passe de 11:06 à 12:00. Les événements se déroulent en temps réel). Nous savons depuis longtemps que cette nouvelle saison de 24 ne comporte que 12 épisodes, et, par conséquent que des “sauts” dans le temps seront fait afin de raconter cette nouvelle journée infernale de JB. Autre changement d’importance, l’action se passe en Europe, à Londres. Sans doute dû à l’époque, à cette période post post 11 septembre. Ou plutôt du côté séries, post Homeland.

Mais plus concrètement, de quoi nous parle-t-on dans ce premier épisode ? Tout d’abord Jack, il est invisible depuis 4 ans, et soudain il revient à la surface à Londres. Il se trouve, mais c’est sans doute un hasard, que ça tombe pil poil pendant une visite du Président Américain Heller, que l’on avait déjà vu à de nombreuses reprises dans 24, évidemment pour discuter d’un accord militaire ultra secret avec les anglais. Parallèlement à cela on suit également l’agent Kate Morgan (Yvonne Strahovsky) et la cellule locale de la CIA dirigée par l’Agent Steve Navarro (Benjamin Bratt). Sans vous en dévoiler plus, sachez également que l’on retrouve assez vite Chloe O’Brian (Mary Lynn Rajskub), dans un nouveau look très “Girl with a dragon tatoo”, et Audrey Heller (Kim Raver), fille du Président et ancienne égérie de Jack Bauer. Pour finir ce tableau de chasse, notons également la présence de Tate Donovan (The O.C., Damages, Hostages) dans le rôle du Chef de Cabinet du Président Heller, Mark Boudreau, et Michael Wincott (The Crow, Strange Days) plutôt rare à la télévision.

24

Rock the casbah

Pas simple de donner se forger un avis sur ce premier épisode. En effet, pour quiconque à suivi tout ou partie des saisons 1 à 8 de 24, on y retrouve toutes les recettes qui ont fait le succès de la série : les split screens, même si parfois ils sont totalement artificiels, l’action dès la scène d’ouverture, une base d’opérations dans laquelle se nouent des intrigues internes, à l’époque CTU, aujourd’hui CIA, un Président Américain personnage de l’histoire et son entourage comploteur. La menace qui sera sans doute au coeur de la série n’arrive qu’à la fin de l’épisode, ce dernier ayant avant tout pour fonction de ramener les personnages dans l’action et d’introduire les nouveaux.

De ce côté-là, il semble que le personnage incarné par Yvonne Strahovski (Chuck, Dexter) sera un peu le “pendant” de Jack Bauer du côté officiel. La jeune actrice est charmante, et habituée à ce genre de rôles, ce n’est pas un problème, ce qui est beaucoup plus gênant est la façon totalement artificielle avec laquelle son personnage est plongé dans l’action. C’est totalement excessif (ce qui n’est certainement pas neuf pour 24), et surtout totalement artificiel. Les motivations du personnages sont des bouts de ficelles qui partent en lambeaux au profit de l’action. Sur le moment ca peut passer, mais quelques secondes de réflexion suffisent à nous sortir du personnage tant les cordes sont grosses. C’est sans doute une des premières conséquences du format court de cette saison. Pas le temps de développer, il faut entrer directement dans l’action.

Au final ce nouveau démarrage de 24 est “confortable”. On y retrouve tout les éléments qui ont fait le succès de la série, jusqu’au célèbre “dammit” de JB. Avec Brian Grazer et Jon Cassar, qui réalise ce premier épisode, dans le bateau, l’héritage est sauf. Finalement la question est de savoir si la série saura se renouveller, ou si elle profitera de ce format de saison court pour rester confortablement dans ses baskets. A suivre…

Crédits: FOX

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