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Un Commentaire

Pilote d’essai: Almost Human (2/3)

Pilote d’essai: Almost Human (2/3)
Claire Tirilly

La review

LE PILOTE
9
9

REUSSITE

Fox a eu raison de faire de son Almost Human un évènement, les autres séries futuristes de la rentrée risquent de ne pas s’en remettre.

Oyez oyez, gentes dames et damoiseaux, le nouveau Fringe est arrivé.

Ben oui, quand on voit Almost Human, on ne peut pas s’empêcher de voir un peu Fringe. L’univers futuriste rappelle différentes visions du monde de Fringe, ce que subit l’un des personnage est digne d’un bon épisode où on se demande quelle anomalie dans l’univers a bien pu la causer, et puis la conspiration qui s’annonce ressemble bien à truc monté par les hommes au chapeau.

Mais reprenons depuis le bédut, Almost Human, c’est quoi?

C’est la nouvelle série de science fiction de la Fox, et elle est gérée par J-H Wyman, qui était aussi executive producer sur… Fringe!

L’idée de départ est simple: Après un accident de boulot (une broutille, une explosion en plein dans la figure qui l’a envoyé 17 mois dans le coma) John Kennex, policier de son état, est contraint par sa boss de reprendre le boulot. Mais depuis son accident, beaucoup de choses ont changé: chaque policier doit avoir un co-équipier android. Ah, je vous ai pas dit, on est en 2048, soit dans 35 ans. Alors forcément, notre John, il n’aime pas les androids, en partie parce qu’il les pense responsable de son accident qui a aussi couté la vie à son partenaire (humain). Il les aime tellement pas, les androids, que le sien (qui n’a vraiment pas l’air cool, faut dire aussi) il s’arrange pour le balancer d’une voiture en marche dans les dix premières minutes de l’épisode. Et ça a beau être une machine, la chose, elle ne survit pas. On assigne donc à John un nouvel android, un peu différent des autres, celui là.

Donc ça c’est la présupposé de base. Et ça a l’air sympa, mais sans plus. Mais voyons ce que ça donne au visionnage.

1. L’intro est brève et efficace, façon Law and Order, en 20 secondes, on sait où on est et pourquoi c’est comme ça.

2. Le nouvel Android, Dorian, est clairement fait pour être presque préféré à l’humain. Il est intelligent, ouvert d’esprit, aimable, quand John est fermé, avec des méthodes d’interrogatoire datées, et pas très sympa. Mais comme il soooouuuffre, on lui pardonnera.

3. Le scénario nous épargne la guéguerre à deux balles entre l’homme et la machine qui pourrait durer 5 saisons. John et Dorian règlent la question avant la fin de l’épisode, de manière cohérente. On peut donc dépasser le présupposé de base et s’intéresser à l’intrigue.

4. La possibilité d’une conspiration, avec une mythologie hyper précise s’impose très vite. Et on a envie d’en savoir plus. Wyman a définitivement appris de Fringe et nous plonge dans le vif du sujet très rapidement.

5. Les images sont belles, et les effets spéciaux aussi. Ca va être dur de retourner aux fonds verts de Once upon a time après ça.

6. C’est bien écrit, et bien joué.

Et puis surtout, je n’ai aucune idée précise d’où va m’emmener la saison. J’ai bien deux ou trois pistes, mais j’ai hâte de voir dans quelle mesure les scénaristes arrivent à les contrecarrer. Sacrément hâte de voir la suite.

Crédits: FOX

  • Charlotte Calignac

    Bien joué, ça m’a donné envie de m’y mettre alors que le pitch m’avait laissée bien froide (« Encore une histoire de robot qui va décliner les mêmes thèmes de l’humanité vs la machine »). Bravo !