Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

Un Commentaire

Pilote d’essai: Galavant (ABC)

Pilote d’essai: Galavant (ABC)
Claire Tirilly

La review

Pilote
9
9

C'est drôle, ça vaut le détour et c'est court

Galavant, ça passe ou ça casse

Galavant est la nouvelle sitcom d’ABC. Et c’est, comment dire, … différent.

L’histoire est simple, on va suivre l’histoire de Galavant, le grand chevalier du royaume, respecté et vénéré. Enfin presque, parce qu’un jour sa dulcinée est emportée par le vil roi Richard. Et manque de pot pour Gal, le jour où il vient la sauver, celle-ci choisit la gloire et la fortune du roi plutôt que son amour infini. Galavant décide donc que le mieux à faire est de boire jusqu’à plus soif, jusqu’au jour où la princesse Isabella vient lui demander son aide pour sauver son royaume.

C’est donc une histoire de princes et de princesses, un conte de fées. Il y a même des chansons et tout. Enfin, façon Kaamelott. La série s’amuse en effet des clichés associés à l’univers médiéval, et les tourne en dérision, avec un humour tantôt fin, tantôt moins.

Les histoires sont relativement simples: d’un côté on va suivre Gal, accompagné d’Isabella et de son page Sid, dans sa quête. De l’autre on s’amuse de la vie de château du roi Richard, sa nouvelle femme Madalena et son fidèle bras droit Gareth.

Oui, mais… les personnages sont partculièrement bien vus. Galavant fait preuve d’un courage tout relatif, et s’emballe pour un rien mais n’attend au final que la pinte du soir. Madalena est une peste, dirigée uniquement par son amour de l’argent et des bijoux qui méprise son mari. Richard est un roi qui ne sert que son plaisir et son désir de conquête, mais aussi avec un gros côté enfant gâté. Gareth est une brute, Sid joue le black de service et Isabella cache un lourd secret. Mais aucun des personnages ne se prend au sérieux, et les auteurs non plus et s’amusent donc de tous ces traits.

galavant

Galavant est donc à mi-chemin entre une comédie musicale et une satire des comédies en général. Elle joue sur les clichés du monde médiéval mais aussi sur sur ceux des comédies autant cinématographiques que sérielles. Et c’est franchement réussi.

Le casting est brillant. Timothy Omundson est hilarant en Roi Richard. Vinnie Jones est parfait dans le rôle de la brute Gareth, exactement là où on l’attendait et tellement pas en même temps. Et les nouveaux visages, autant Joshua Sasse (Galavant) que Mallory Jensen (Madalena) ou Karen David (Isabella) ne déçoivent pas non plus.

En plus, il y a des guests. Ricky Gervais par exemple. Enfin, les créateurs sont entre autres derrière les films Crazy Stupid Love et Raiponce ( un must en terme de Disney meta).

Par contre, clairement, soit on aime, soit on déteste. Et ça ne changera pas. Si vous trouvez les chansons ridicules, les situations grotesques et le tout surjoué, c’est même pas la peine de continuer. Moi, là, j’y vois un OVNI, dont les chansons me rappellent un peu Max Boublil, les personnages ont un côté Shrek dans leur humour et leur sincérité.

ABC qualifie Galavant d’ “Extravaganza”. Je suis d’accord. C’est certainement 8 épisodes qui vont sortir du lot. Et réjouissez vous, public français, grâce à Kaamelott, les Monty Pythons, et Lazy Company, vous avez une longueur d’avance pour apprécier la folie douce qui reigne sur les dimanches soir d’ABC pour le mois de janvier.

Crédits: ABC

  • gordien

    Perso j’ai pas été convaincu, bien que très demandeur de ce genre de programme décalé.
    Les chansons sont sympa mais je trouve que l’humour tombe à plat. C’est pour moi le principal reproche.
    C’est court, 8 épisodes de 20 minutes, donc j’ira probablement au bout pour voir ce que ça donne.
    Je trouve que l’acteur qui incarne Galavant ressemble beaucoup à Michael Fassbender…

    Dans le même ordre d’idée de série fantasy décalée, j’ai préféré Krod Mandoon and the flaming sword of fire. Pas fin du tout, mais drôle.