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Un Commentaire

Pilote d’essai: Killer Women (ABC)

Pilote d’essai: Killer Women (ABC)
Christophe Brico

La review

Pilote
3
Scénario
2
Casting
4
3

A oublier

Prenant la place laissé vacante par le douloureusement raté Lucky 7 (seulement deux épisodes diffusés avant annulation) sur ABC, Killer Women nous propose un procedural policier dans la plus pure tradition du terme. Tellement traditionnel que le show en est même… archaïque.

“In the eyes of a Ranger, the unsuspecting stranger”

Adaptation de la série argentine Mujeres Asesinas, Killer Women raconte l’histoire de Molly Parker (Tricia Helfer), Texas Ranger de son état, en procédure de divorce et vivant chez son frère, et joueuse de trompette à ses heures (si, si !). La série se veut donner une perspective féminine a un contexte dominé par les hommes, dans l’univers très “western” du Texas.

Le pilote de la série est une histoire “bouclée”, annonçant le format du show : un bon vieux procédural dans lequel un épisode égal une histoire. La partie feuilletonante de la série sera sans doute autour de l’histoire personnelle de Molly Parker, son divorce, son ex, son nouveau boyfriend, sa famille, sa place parmi les Rangers. Concernant ces derniers il faut bien dire que pour nous, non américains, c’est un peu obscur. Finalement à part Chuck Norris on ne sait pas vraiment ce qu’ils font ou ce qui les distingue des autres flics, qu’ils soient locaux ou fédéraux. Dans le pilote de Killer Women on nous explique que, grosso modo, leur rôle est d’apporter un soutien aux autres forces de police, ici essentiellement le San Antonio Police Department (S.A.P.D.) et la Drug Enforcement Agency (D.E.A.), rapport au boyfriend. Petit détail amusant, c’est Michael Trucco qui interprète le rôle du frère de Molly Parker, et qui avait déjà joué aux côtés de Tricia Helfer dans Battlestar Galactica !

D’un point de vue formel, le pilote reste très classique, autant dans la construction narrative que dans la réalisation elle-même. Si quelques séquences sont censées faire référence au cinéma d’action, et plus particulièrement celui de Robert Rodriguez, lui-même référent au cinéma des 70’s, l’ensemble reste très académique.

“When you’re in Texas, look behind you, Cause that’s where the rangers gonna be”

Disons-le tout de go, à la vision de son pilote, Killer Women est une série qui ne présente finalement que peu d’intérêt. En effet, qu’il s’agisse de la perspective féminine qui a déjà largement été abordée par ailleurs (on pourra citer pêle-mêle U.S. Marshall : Protection de témoins, par exemple ou même des séries comme Bones, The Closer, entre autres…), de la qualité de l’histoire proposée, ou encore de la forme, rien dans ce show n’a pas déjà été vu par ailleurs.

A l’inverse, le personnage interprété par la sculpturale Tricia Helfer, est non seulement caricatural, mais parfois touche au ridicule. C’est particulièrement vrai lorsqu’elle utilise son histoire de violence conjugale, pas crédible une seconde, ou encore joue de la trompette dans un groupe de pseudo mariachis. Les transitions entre les différents chapitres de l’épisode prennent la forme de screenshots filtrés au rouge. Là encore, on chasse sur le terrain du cinéma seventies, mais sans pour autant en tirer la substantifique moelle. Bref, la série utilise les clichés pour défendre son point de vue, mais sans jamais les sublimer. On reste au premier degré. L’écriture, les dialogues nous expliquent que l’on est face à des Badass, mais à aucun moment on nous le montre. Pire, l’interprétation de Tricia Helfer et la façon dont le personnage de Molly Parker est conçu s’avère totalement schizophrène, entre l’image de la fille en Stetson qui conduit vite, avale des cacahuètes pendant qu’elle parle à son boss, et la midinette qui choisi une robe pour une soirée, ou dort avec sa nièce et son chien.

Au final Killer Women est une série qui n’apporte rien de neuf, et dans laquelle on s’ennuie ferme. Rien dans ce pilote ne laisse entrevoir un potentiel autre que celui d’un cop show d’un classicisme à pleurer, tellement conservateur qu’on se demande s’il n’a pas dépassé la date limite.

Crédits: ABC

Commentaires

  1. Beau papier. Beau travaille Christophe continuez comme ca c’est un plaisir de vous lire.

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