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2 Commentaires

Pilote d’essai: Mind Games (ABC)

Pilote d’essai: Mind Games (ABC)
Christophe Brico

La review

Pilote
5
Scénario
4
Casting
4
4.3

Fourre tout

Décidément la case du mardi soir en deuxième partie de soirée ne réussi pas à ABC. Après Lucky 7, annulée après 2 épisodes diffusés, et Killer Women, raccourcie de deux épisodes tellement les audiences étaient mauvaises, c’est au tours de Mind Games de venir s’y frotter. En face les concurrents sont principalement Person of Interest et Chicago Fire… Alors, nouveau crash en perspective ?

Handy Games

Commençons par le pitch : Mind Games est l’histoire de deux frères Ross Edwards (Christian Slater) et Clark Edwards (Steve Zahn). Le premier est un escroc beau parleur, le second un génie du comportement humain, et bipolaire à l’extrême. Lorsque ce dernier se fait renvoyer de l’université dans laquelle il enseigne, son frère lui propose de monter un business qui utilisera son expertise dans la science du comportement. Aux deux frères, l’équipe se complète par Miles Hood (Gregory Marcel), ancien étudiant de Clark et expert également du comportement, Latrell Griffin (Cedric Sanders), ancien collègue de Ross, et business développer de la nouvelle boite et Megan Shane (Megalyn Echikunwoke), une actrice qui participe aux actions “d’influence”. Ce portrait ne rendrait pas complètement compte de la série si l’on n’ajoutait pas Claire Edwards (Wynn Everett), ancienne femme de Ross et seule capable de calmer Clark, et Beth Scott (Katherine Cunningham), ex de Clark dont il est inconsolable.

Le pilote de Mind Games tente de montrer le double potentiel du show. C’est à la fois un procedural, une série avec “l’affaire de la semaine”, et un drama qui joue sur les codes du couple et de la famille (la fratrie Edwards), en lorgnant un peu sur les codes du soap. Ajoutez à cela le fait que tout le concept de la série repose sur les principes de la science du comportement et la capacité à manipuler, et vous avez en plus un concept show qui fait penser à des Perception ou encore Numb3rs.

Enfin, et pour rester dans la fabrication du show, il y a aux manettes de cette série Kyle Killen, qui avait déjà créé Lone Star et Awake, des séries avec du potentiel (particulièrement la seconde) et des concept forts, mais toutes deux prématurément annulées. Si l’on ajoute à cela la case maudite pour ABC et Christian Slater, qui n’a pas beaucoup eu de chance non plus ces derniers temps en ayant le rôle principal de séries au succès mitigé au mieux (The Forgotten, Breaking in), on peut dire que la série part avec de sérieux handicaps.

Where is my mind?

Au premier abord, on aurait pu s’attendre à ce que Mind Games soit un pur procedural. Le concept, l’équipe, le duo fraternel, tout est fait pour fabriquer un formula show en bonne et due forme, sur le principe de la manipulation des gens (que l’on retrouve aussi dans Lie to me ou encore The Mentalist), avec la dynamique crée par la fratrie Edwards pour le rythme. Pourtant ce n’est pas vraiment ce que Mind Games propose.

Au chapitre des points particulièrement négatifs, il faut mentionner la performance totalement hystérique de Steve Zahn. Tellement énorme que cela en devient même gênant à regarder. Face à cela, Christian Slater qui n’est pas le plus subtil des comédiens, est lui aussi obligé d’en faire des tonnes pour rester au niveau, et tout cela génère beaucoup d’hystérie pour pas grand chose. Au final, c’est sans doute Wynn Everett qui tire son épingle du jeu, et nous offre un peu de subtilité.

En fait, Mind Games est une série dont on ne sait pas vraiment sur quoi focaliser son attention. Dans l’espace des 42 min que dure le pilote, on enchaîne les situations et les tons sans vraiment s’arrêter sur une trame, un rythme ou encore un style télévisuel particulier. Du coup on ressort du pilote sans réellement savoir de quoi sera fait la série, et donc si l’on a envie d’en voir plus. Cela commence comme un procédural plutôt fun, se poursuit comme un drama grave sur la folie, enchaîne avec un formula show choral et se conclut comme un soap.

Regarder la suite ? Pourquoi pas, mais cela dépendra vraiment de la part du pilote sur laquelle la série va se focaliser. Tout n’est pas bon, tout ne mérite pas d’être développé, et finalement, ce qui fait le concept vendeur de Mind Games n’est peut-être pas ce qui fait l’intérêt de la série, au moins à la vision du pilote.

Crédits: ABC

  • Sophie Q.

    Je n’ai même pas pu aller plus loin que la première scène… C’était insupportable !

  • https://twitter.com/christophebrico Christophe Brico

    Chère Sophie Q.

    Merci de votre message.

    Je peux comprendre que les aigus provoqués par l’hystérie de la scène en question soient de nature à provoquer un mal de crâne bien carabiné. Pour ma part je regarderai tout de même quelques épisodes ayant adoré « Awake », et voulant donner sa chance au Showrunner, mais c’est la seule motivation.

    Bonjour chez vous.