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Pilote d’essai: Once upon a time in Wonderland

Pilote d’essai: Once upon a time in Wonderland
Christophe Brico

La review

LE PILOTE
4
LE SCENARIO
5
LE CASTING
5
4.7

Raté

Avec ce spin-off du succès de la désormais célèbre série Once Upon a Time, ABC cherche à exploiter la veine juteuse de son show à succès ainsi que le patrimoine Disney, avec lequel la chaîne est mariée. Utilisant comme base l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, Once Upon a Time in Wonderland nous emmène au Pays des Merveilles… et des monstres.

Where is my mind ?

Depuis les upfronts (moment de présentation des nouvelles séries par les networks américains), de nombreux teasers circulent sur Once Upon a Time in Wonderland, et il faut bien avouer que ceux-ci ont tout de même permis de faire grimper l’attrait qu’un projet tel que celui-ci pouvait susciter à la base. D’autant que le film de Tim Burton n’a pas nécessairement produit le regain d’intérêt espéré pour l’univers de Lewis Caroll, et c’est sans doute le personnage interprété par Sebastian Stan (Le Chapelier fou) dans la série originale qui aura participé au choix de cet univers comme angle d’accroche pour un spin-off.

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Résumons, Alice est enfermée dans une institution pour aliénés dirigée par le Dr. Lydgate (Jonny Coyne, décidément habitué aux enfermements depuis Alcatraz), car elle affirme l’existence d’un monde alternatif, magique, dans lequel elle est tombée amoureuse du génie d’une lampe nommé Cyrus (Peter Gadiot). Fatiguée de ne pas être crue, désespérée de la mort présumée de son amour, elle est prête à céder et accepter de se faire lobotomiser. Fort heureusement, au dernier moment, le Valet de Coeur (Michael Socha) et le Lapin Blanc (avec la voix de John Lithgow) débarquent pour la sauver et la ramener au Pays des Merveilles. Là commence une quête pour retrouver Cyrus, l’amour perdu d’Alice, et des complots se trament.

A la vision des teasers, trailers, et de l’épisode on ne peut que penser au film maudit de Zack Snyder, Sucker Punch dont le postulat, et l’esthétique, sont quasiment identiques. Il faut bien dire qu’il fallait bien trouver quelque chose pour relancer le concept Once Upon a Time, l’ambiguité au cœur de la première saison de la série originale n’étant plus possible. Malheureusement on pourrait résumer cette accroche par : tout ça pour ça !

Tomorrow never knows

Basiquement, Once Upon a Time in Wonderland souffre de ce qui a motivé le projet à la base : exploiter un peu plus la recette de la série originale. Mais alors que cette dernière a su distiller son concept, le faire évoluer lentement au fil de deux saisons, mettre face à face deux univers et créer de la matière narrative à partir de cela, le spin-off se contente de rester très premier degré. Point d’ambiguïté ici : on est directement dans l’univers coloré et étrange du Pays des Merveilles, on est directement plongé dans une aventure fantastique, on est directement face à des personnages bizarres. Après tout pourquoi pas, mais là où le bât blesse, c’est que malheureusement (encore) la qualité n’est pas au rendez-vous.

En effet, les trop nombreux effets numériques ne sont pas à la hauteur de l’intrigue que l’on essaie de nous raconter, les chorégraphies de combats sont approximatives, au mieux, et carrément ratées quand il y a de l’image de synthèse impliquée, et les environnements ne sont pas tous très réussis, on pensera particulièrement à la séquence finale du pilote où l’on a l’impression qu’Alice marche au milieu d’un décor tout droit sorti de Mario Bros… des années 80. Bien entendu le modèle économique de la télévision limite la capacité à fabriquer des séquences à effet spécial, mais dans ce cas, on triche, comme le fait la grande sœur de Once Upon a Time in Wonderland.

Enfin, et là encore malheureusement (trois fois), le jeu des comédiens, mis à part Alice (Sophie Lowe) et le Valet de Coeur (Michael Socha), est tout de même très limite. On ne comprend pas les enjeux, ils ne les comprennent sans doute pas non plus. C’est d’autant plus dommage que la série était l’occasion de retrouver Naveen Andrews (Lost) dans le rôle d’un méchant, Jafar.

Alice

Au final, à la vue de ce pilote, il est difficile d’imaginer qu’ABC y croit vraiment. La différence de qualité entre la série originale et le spin-off est telle qu’il faudra un sérieux coup d’accélérateur et beaucoup d’investissement pour en assurer le succès. D’autant plus qu’elle est diffusée dans une case difficile face à The Big Bang Theory, The Vampire Diaries, et même Parks & Recreation.

Bref, au bilan de ce pilote, la survie d’un univers supplémentaire à Once Upon a Time n’est pas du tout assurée.

Crédits: ABC

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