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Pilote d’essai: Superstore (NBC)

Pilote d’essai: Superstore (NBC)
Charlotte Calignac

La review

PILOTE
7
CASTING
9
SCENARIO
6
REALISATION
5
ENVIE DE VOIR LA SUITE
8
7

Potentiel intéressant

Superstore est la dernière sitcom de NBC, pré-diffusée lundi pour donner envie aux téléspectateurs de revenir lorsque de sa lancée officielle le 4 janvier prochain. Elle est produite par Justin Spitzer.

Jonah (Ben Feldman, vu dans Mad Men) rejoint l’équipe de Cloud 9, une grande surface gigantesque dans le Missouri (si la remarque sur Saint-Louis était juste ou un délire du personnage). Naturellement, il multiplie les faux-pas dès ce premier jour, au plus grand dam de sa manager au prénom secret durant le pilot (America Ferrara, vue dans Ugly Betty). L’équipe de Cloud 9 est composée de personnages hauts en couleur et déjà vus comme Colton Dunn (Parks and Recreation) ou Nichole Bloom (Shameless).

La première réflexion que je me suis faite en regardant ce pilot, c’est « tiens, ça me rappelle The Office ! ». Ce qui, rétrospectivement, n’est pas surprenant puisque Justin Spitzer a jusqu’à présent été essentiellement connu en tant que scénariste pour cette dernière.

Même s’il utilise de nombreux clichés de sitcom, ce pilot est malgré tout efficace. J’ai clairement du mal à croire que Jonah n’ait pas été viré sur le champ après son erreur d’étiquetage et l’humour sur ce plan là était assez lourd et évident, mais le reste était suffisamment intéressant pour me donner envie de regarder le second dans la foulée (NBC a diffusé les deux premiers épisodes à la suite). C’était un bon test : on a envie de revenir, notamment parce que le pilot parvient malgré tout à dépasser certains des clichés que je lui reprochais (je ne vais pas les nommer car ce sont d’assez chouettes surprises).

D’ailleurs, je pense que c’était une très bonne idée de la part d’NBC de diffuser les deux épisodes à la suite, et du coup cette critique va aller au-delà du seul pilot. C’est que la série a tiré exactement les mêmes conclusions que Parks and Recreations en saison 2 : les personnages, pour aussi timbrés qu’ils sont (et bon sang, ils le sont), ont une réelle affection les uns pour les autres. C’est particulièrement flagrant dans le second épisode, qui fait que même des personnages qui pourraient être irritants voire insupportables sont finalement largement tolérables (je pense à Glenn). C’est la perception bienveillante des autres personnages qui jette un coup de fraîcheur au genre et donne envie de revenir.

En peu de temps, on s’attache donc suffisamment aux personnages pour vouloir savoir ce qu’un boulot dans une grande surface peut délivrer comme aventures. J’aime d’ailleurs énormément les transitions d’une scène à l’autre qui prouvent bien que parfois, les clients abusent. Même si le trait est poussé, on a quand même une impression de vécu.

Crédits: NBC