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Pilote d’essai: Wayward Pines (FOX)

Pilote d’essai: Wayward Pines (FOX)
Fred Teper
  • Le 19 avril 2015
  • https://twitter.com/cliffhangertwit

Le festival Séries Mania a créé l’événement ce vendredi 17 avril en présentant pour son ouverture et en avant-première mondiale le pilote de la nouvelle série de la chaîne Fox qui sera diffusée à partir du 14 mai prochain aux Etats-Unis et en France sur Canal+ Séries. Produite par M. Night Shyamalan (qui réalise ce premier épisode) et showrunnée par Chad Hodge (The Playboy Club), la série sera à n’en pas douter l’un des événements de l’été.
Nous étions à cette première exceptionnelle et nous avons retenu cinq bonnes raisons pour regarder Wayward Pines.

Pour M Night Shyamalan

En effet, il est tentant de voir si l’ex prodige du cinéma américain (Sixième sens, Incassable, Signes…) en a encore sous la semelle et peut prouver que les échecs abyssaux de ses derniers films ne sont pas dus à une usure prématurée mais plutôt à des erreurs de parcours. Qu’il sait encore façonner des énigmes élaborées et que sa mise en scène élégante, fluide et maligne peut toujours faire des merveilles. Si sa patte n’est pas des plus prégnantes dans ce pilote, quelques plans suffisent malgré tout à rappeler le talent du réalisateur et son sens du twist reste très efficace comme en témoigne le cliffhanger de fin d’épisode qui ne donne qu’une envie : Revenir pour la suite.

Pour Matt Dillon

Ancien jeune premier des 80’s (Outsiders) adulé puis méprisé avant d’effectuer un comeback au début des années 90 (Singles, Mary à tout prix…) puis de retourner dans un relatif anonymat, Matt Dillon arrive dans Wayward Pines où il trimballe sa silhouette longiligne et où la cinquantaine cabossée lui va plutôt bien. Son jeu relativement classique n’est pas pour autant dénué d’intérêt et le comédien possède un indéniable charisme. Son rôle d’agent spécial qui va petit à petit découvrir avec angoisse qu’il est coincé dans une affaire hors normes lui vaut deux, trois scènes assez intenses et son jeu devrait s’étoffer encore par la suite .

Pour ses références multiples

Les esprits chagrins se plaindront des références multiples que la série semble pourtant revendiquer ostensiblement. Dans une sorte de mash up culturel de tout un pan de la pop culture, Wayward Pines paye son hommage à Twin Peaks, au Prisonnier, à Lost, à The Truman Show pour ne citer que les plus évidentes. Évitant la simple copie sans intérêt, le pilote absorbe ces clins d’œil pour mieux les restituer et donner au spectateur le plaisir de retrouver des sensations certes connues mais intégrées dans un nouvel univers qui ouvre des pistes et des perspectives que l’on souhaite découvrir.

wayward
Pour l’ambiance

Mystérieuse, vénéneuse, angoissante, ce pilote déploie une ambiance des plus étranges mais totalement addictive et à laquelle on se laisse prendre dès l’ouverture. Formellement, ce premier épisode est très élégant, mais c’est l’atmosphère dans laquelle il nous drape d’emblée qui fait que l’on reste scotché.

Pour les promesses nées de ces 45 premières minutes

Pour tout le reste du casting qui nous permet de retrouver des artistes de grands talents : Juliette Lewis, Terrence Howard, Carla Gugino, Toby Jones, Melissa Leo… Parce que l’histoire tortueuse à souhait nous donne envie de savoir ce qu’il va advenir de ces personnages pris dans une toile d’araignée qui semble s’étendre bien au-delà des apparences lisses et proprettes de cette petite ville. Et pour voir si en dix épisodes l’intrigue parvient à donner plus de réponses qu’elle ne posera de questions.

Crédits: FOX