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Un Commentaire

Ray Donovan: Family Buisiness

Christophe Brico

La review

LA SERIE
8
LE SCENARIO
7.5
LE CASTING
8
7.8

CONFIANT

Note de confiance à Ann "Southland" Bidermann, Liev Schreiber et Jon Voigt. A surveiller donc!!

Raymond «Ray» Donovan et ses associés sont des «fixers». Ils arrangent les situations compliquées et compromettantes du Show Biz’ d’Hollywood avec des méthodes peu conventionnelles. Mais Ray Donovan c’est aussi un homme de famille, marié et père de deux enfants, soutien de ses deux frères Terry et Bunchy. Lorsque Mick Donovan, père de Ray sort de prison après 20 ans d’incarcération, le passé refait surface et les problèmes commencent.ray 4 La nouvelle série de Showtime (Dexter, Homeland), qui a commencé sa diffusion depuis le 30 juin dernier seulement, est déjà un succès d’audience et critique. A tel point que la chaîne a d’ores et déjà commandé une seconde saison, après la diffusion du troisième épisode. Il faut dire que le drama en a sous le capot. Tout d’abord la créatrice de la série n’est autre qu’Ann Biderman, déjà très remarquée pour son travail sur Southland. Ensuite l’interprète du rôle titre, Liev Schreiber (qui reste pour beaucoup le Cotton Weary de Scream et qu’on avait pu voir dans Les experts), trouve ici un rôle à sa mesure et nous offre une magnifique performance. Face à lui un Jon Voight à la fois volubile et inquiétant, et plutôt rare à la télévision. Globalement la série bénéficie d’un casting très solide qui constitue un réel atout de qualité.

Les Donovan, père et fils

Disons le tout de go, le pitch de Ray Donovan ne rend pas réellement compte de ce qu’est cette série. En effet, loin d’un «procedural» qui explore à chaque épisode le cas de la semaine à arranger, c’est une histoire feuilletonante, histoire qui lorgne volontiers du côté de The Soprano, que nous propose Ray Donovan. Comme dans la série de David Chase, c’est la famille qui est au coeur de ce récit. Qu’il s’agisse de la famille dont on est issu, de celle que l’on s’est fabriquée ou encore celle qui nous a façonné. Ainsi, notre héros, Ray, navigue perpétuellement entre sa fratrie, son cocon familial en banlieue bourgeoise et sa “famille” professionnelle. L’ennemi est clairement identifié : Mick Donovan, le père, celui qui vient tout mettre en danger. Au coeur de la narration il y a la fratrie Donovan, pour laquelle Ray est un père de substitution. Chacun des frères souffre d’un handicap: physique pour Terry, psychologique pour Bunchy et social pour Daryll. Ray essaie de les protéger, tandis que Mick exploite ces handicaps à son profit. Au coeur de ces relations il y a un lieu, le club de gym de Terry, un peu sombre, un peu sale, qui tranche avec les autres décors du show.

ray 2

Ray est aussi un père et un mari. Il vit dans une banlieue chic de Los Angeles, ses enfants tentent d’entrer dans de bonnes écoles privées, sa femme ne travaille pas et fait du yoga. Bref, tous les signes extérieurs de la réussite, mais qui cache la réalité du quotidien de Ray et de ses associés. Là encore, l’ombre de Mick Donovan plane et menace.

M. & Mme Donovan en société

Enfin, au quotidien, il y a le job de Ray. Il est « arrangeur » professionnel. Dès le pilote, une toute première situation nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas juste « d’agitation médiatique et légale », mais bien de faire le « sale boulot », et tout ce qui est nécessaire pour protéger les clients de l’agence pour laquelle il travaille principalement. A noter que les partenaires qui gèrent cette agence sont interprétés par Elliott Gould (Friends, Ocean’s Eleven) et Peter Jacobson (Dr. House), juste parfaits. Aux côtés de Ray, sur le terrain, Lena (Katherine Moening) et Avi (Steven Bauer) forment l’équipe de “fixers”, plutôt utilitaires au départ, leurs personnages se développent au fur et à mesure de la saison.

ray 5

Il faut bien avouer que dès le pilote, la sauce Ray Donovan prend bien. Tous les ingrédients sont réunis pour réussir un show sur la durée. Une histoire qui se révèle au fur et à mesure et touche aux relations familiales dans ce qu’elles ont de plus profond et une narration assez provocatrice, notamment vis à vis de la religion catholique, de la pédophilie, ou encore de la sexualité. Liev Schreiber qui imprime littéralement l’écran dans son personnage « badass » taciturne, face auquel Jon Voight offre une composition totalement exubérante et dérangeante et parvient parfaitement à incarner le danger dans tous les plans dans lesquels il apparaît. Usant le plus souvent de violence verbale, il est capable de dire des horreurs : donner un cours de sexualité buccale et anale à son petit fils de 10 ans, ou encore raconter une blague pédophile dans un groupe de soutient de victimes de la pédophilie ! Cette capacité à la parole dure, son jeu toujours sur la brèche, font de Mick Donovan un bad guy comme on n’en avait pas vu depuis longtemps.

En conclusion, après le visionnage des premiers épisodes, Ray Donovan a tout pour devenir une très grande série. Le pilote, particulièrement efficace (Alan Coulter à la barre, qui a travaillé sur Les Soprano, House of Cards ou encore Boardwalk Empire), rend parfaitement compte de ce qu’est le show, et laisse présager du très très bon pour la suite.

Crédits: © Showtime Networks Inc

  • Deadwood

    Ayant vu que le pilote de la série, je dois dire que cette série a du potentiel dans ses intrigues sur la vie professionnelle de Ray Donovan que dans sa vie privée.