Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Scroll to top

Top

Pas de commentaires

Season One fais moi peur…avec The Vampire Diaries

Season One fais moi peur…avec The Vampire Diaries
Charlotte Calignac

Je déteste avoir peur. Comme j’ai une imagination assez développée, je me fais souvent peur toute seule, et tout ce qui est suggéré sur un écran devient à moitié réel. Oui, je me soigne, merci. Bref, ma définition d’un divertissement n’implique pas de faire des cauchemars pendant six nuits et de dormir la lumière allumée.

C’est pourquoi je vais parler d’Halloween dans les séries. Ça tombe bien ça ne manque pas. Et comme je suis une pré-ado (qui fait des cauchemars et dort la lumière allumée, donc), je vais parler d’un épisode en particulier qui m’avait beaucoup plu. Ce choix est purement subjectif, et n’a absolument rien à voir avec le fait que je cherche une excuse pour parler de cette série depuis des semaines.

Flashback en 2009 : je commence en septembre une série dont je n’attends rien d’autre que de bien me marrer, rictus moqueur en fixé sur le visage pendant 40 minutes et vannes ridicules sur le bout de la langue. Malheureusement, au bout de cinq épisodes, je réalise que je ne regarde plus la série « ironiquement » mais bien par envie. Le choc.

Haunted est l’épisode 7 de la saison 1 de The Vampire Diaries. Elle est diffusée pour la première fois sur la CW (la chaîne des jeunes filles pré-pubères) un jeudi 29 octobre. Et évidemment, dans une série de vampires, le tout premier épisode d’Halloween est attendu au tournant.

Cet épisode n’est pas mon préféré de la série, mais il était haletant, mouvementé, et vraiment très réussi. La série avait déjà entrepris de bouleverser les codes et avait fait plus d’avancées en six épisodes que de nombreux teen drama font en quatre saisons.

L’épisode se passe durant Halloween et joue sur la possibilité pour les « monstres » d’être qui ils sont réellement l’espace d’une nuit. Absolument rien d’original. Mais la série à cette époque était menée par les personnages et les conséquences de leurs actes plutôt que par des impératifs scénaristiques.

C’est d’ailleurs pour ça que l’épisode fonctionne si bien : Elena a encore des réactions d’humaine face à l’horreur à laquelle elle est confrontée, et elle commence à saisir dans quelle mesure sa vie vient d’être changée à tout jamais. Dans cette version des événements, on comprend qu’être un vampire n’est pas glamour mais peut avoir des conséquences désastreuses. À l’époque, la série jouait vraiment sur la dualité entre le monstre vampirique et le désir d’être un éternel humain. Vicki, en étant transformée, personnifiait ce combat en parallèle de Damon et Stefan. Damon était le Vilain Vampire Démoniaque, Stefan le Gentil Vampire Torturé : ils rentraient dans des cases simples. Vicki était la première victime collatérale, celle que nous connaissions en tant qu’adolescente torturée, une personne directement liée à Elena depuis son enfance et à laquelle les adolescentes pré-pubères devaient pouvoir s’identifier. Elle avait fait les mauvais choix et terminait vampire. Ça aurait pu être sa rédemption, la meilleure chose qui lui soit arrivée (un peu comme à Caroline), donner un but à sa (non-)vie. Mais Vicki est instable, menée par des émotions qui deviennent ingérables, déformée par la souffrance et la colère.

C’est la première fois qu’un personnage « principal », du moins important, est tué dans la série, et dans un teen drama diffusé par la CW. C’était quelque chose que je n’avais absolument pas anticipé et ça contribuait en grande partie à l’excitation ressentie en regardant la série. À l’époque, il était difficile d’anticiper ce qui allait se passer dans un épisode, tant les codes narratifs étaient bouleversés. En plus de ça, la réalisation avait plutôt bien joué le côté glauque et vampirique de Vicki à Halloween, et la musique renforçait l’atmosphère inquiétante de l’épisode.

Ça fait longtemps que je ne suis plus surprise par Vampire Diaries, et que j’ai arrêté d’essayer de comprendre ce qui s’y passe (si quelqu’un peut m’expliquer l’histoire avec Silas qu’on se traîne depuis plus d’un an, les commentaires sont faits pour ça). Mais les saisons 1 et 2 avaient une fraîcheur que je n’ai pas retrouvée dans un teen show depuis, et ça, c’était vraiment trop bien.

Accessoirement, ça ne me faisait pas peur.

Crédits: Warner

Laisser un commentaire