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Season One fais-moi peur…avec Tru Calling

Season One fais-moi peur…avec Tru Calling
Charlotte Calignac

Tru Calling, c’était l’histoire d’Eliza Dushku (Faith dans Buffy) qui travaille dans une morgue tout en allant à la fac de médecine. Du jour au lendemain, les morts qu’elle reçoit au travail peuvent parfois lui demander de l’aide. Elle remonte alors 24h dans le temps pour tenter de prévenir leur mort.

La série n’a eu que deux petites saisons, mais elle était vachement bien. J’en garde un super souvenir, et peut-être parce que j’ai lu plein d’articles il y a 10 ans sur les projets d’une scénariste/showrunner sur la série si elle n’avait pas été annulée. Du coup, y a peut-être une part de fantasme… Non, restez ! Promis, j’arrête la psychologie à deux balles !

Tru Calling (jeu de mots : Tru, le prénom de l’héroïne, homonyme de « true » = « vrai, véritable » et « calling » = « appel » qui peut aussi se traduire par « vocation » : les gens appelaient Tru et en plus c’était sa véritable vocation d’aider les gens, vous comprenez ? Ils sont subtils hein ?) c’était tout ce que j’aime dans une série.

Tru Calling combinait série procédurielle avec l’affaire de la semaine, la personne à sauver et son frère boulet à sortir des ennuis avec une mythologie sous-jacente assez efficace qui permettait à Tru de comprendre d’où venait son pouvoir et de quelle façon il était lié à sa famille. Les tenants et les aboutissants ne m’ont pas fondamentalement marquée dix ans plus tard, mais c’était suffisamment intrigant pour qu’à aucun moment je ne me sois ennuyée ou ai eu envie de lâcher la série.

Les personnages étaient relativement sympathiques : Eliza Dushku était un peu moins torturée dans ce rôle que dans Buffy, et même si elle avait un côté un peu brut(e), sa relation avec son frère était assez attachante. Le fait qu’il ait appris son secret et cherché à s’en servir par la suite permettait aussi d’ajouter un peu d’humour et différentes problématiques au fait d’enquêter simplement et de chercher à résoudre un meurtre.

Finalement, ce qui m’a le plus plu et qui m’a le plus laissé un goût amer en bouche, c’est la fin de la saison 2. Du coup, si vous avez jamais vu la série et que mon simple « c’est trop cool » vous a donné envie, je voudrais pas vous spoiler à mort donc allez vite acheter les DVDs et revenez après.

Pour ceux qui s’en foutent ou qui ont vu la série, la saison 2 se termine sur le love-interest de Tru qui meurt. Tru attend désespérément qu’il appelle à l’aide, qu’il lui demande d’être sauvé mais rien ne se passe. C’est une autre personne qui lui demande secours et lui fait remonter 24h en arrière. L’enjeu est donc double : Tru tente de sauver la personne de la semaine tout en empêchant son mec de mourir.

Spoiler : elle y parvient. Regard méga glauque du petit ami. Fin de la série.

tru-calling

Du coup, j’étais un peu deg et il y a 10 ans j’ai traqué les interviews sur Livejournal (ouais, c’était y a 10 ans, y avait pas Twitter/spoilertv, y avait Livejournal). Et la scénariste expliquait les plans pour les saisons suivantes : le petit ami allait graduellement devenir de plus en plus dérangé, de plus en plus froid et distant, de plus en plus morbide et qu’il deviendrait une sorte de serial killer fasciné par la mort. Tru n’aurait pas eu d’autre choix que de le laisser partir, quoi que ça veuille dire (le tuer ? Le laisser se suicider ? Le faire interner ?). L’idée était qu’en sauvant son petit ami, Tru avait sauvé son corps mais pas son humanité, ou son âme puisqu’il ne lui avait pas demandé d’aide. C’était méga-glauque, très loin de l’happy ever after et pour une série quand même assez adolescente, c’est assez sombre comme concept.

Bref. C’était une chouette série. Ça me fera toujours pas regarder iZombie, même si le côté « jeune fille qui mène des enquêtes dans une morgue » est revisité, mais c’était une chouette série.

Glauque, morbide et cynique avec souvent une bonne dose d’humour noir. Je recommande chaudement si vous n’avez pas encore vu !