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The Flash/Arrow crossover ou le fan service qui marche

The Flash/Arrow crossover ou le fan service qui marche
Charlotte Calignac

Quand l’an dernier l’idée d’un spin-off sur The Flash a été lancée (et confirmée), les rumeurs de crossover ont suivi instantanément. D’ailleurs sur huit épisodes de The Flash diffusés, trois crossovers ont eu lieu : un cameo d’Oliver Queen dans le pilot, la visite de Felicity Smoak lors de l’épisode 4, et un double épisode crossover pour l’épisode 8 des deux séries, durant lesquels les trois personnages principaux de chaque univers font le trajet entre Central City et Starling.

Les producteurs avaient d’ailleurs largement communiqué dès le début sur les multiples crossovers pour décupler leurs chances avec leur spin-off. C’est sur Felicity que tout repose, dès la toute première apparition de Barry Allen dans les épisodes 2.08 et 2.09 de Arrow. C’est donc pour ça que le personnage préféré des fans fait le déplacement à Central City pour booster les audiences en espérant amener les téléspectateurs d’Arrow vers ceux de The Flash. L’épisode avait évidemment été conçu bien avant que The Flash ne soit le lancement le plus réussi de l’année pour la chaîne (en plus d’être un record historique) ; il se trouve que la série n’a absolument pas besoin du soutien de la série-mère pour s’en sortir sur le plan des audiences.

Le crossover du 1.08/3.08 devait avoir un but marketing hyper intéressant pour bien vendre les deux séries à la Buffy/Angel du temps jadis, mais au fond, je l’admets volontiers : il s’agit de deux épisodes du plus pur et jouissif fan service jamais produit.

Je ne lis pas de comics, je ne connaissais même pas le concept de Green Arrow avant de découvrir les abdominaux impressionnants de Stephen Amell. Je connaissais The Flash parce qu’il y avait un dessin animé le dimanche matin fin 1990-début 2000 quand j’étais gosse. La majorité des « easter eggs » dissimulés dans les épisodes me passe au-dessus mais ne m’empêche pas d’apprécier les deux séries pour ce qu’elles sont.

Cela dit, le bonheur qui se dégage de ces deux épisodes est complètement communicatif et j’ai passé l’heure d’hier et l’heure d’aujourd’hui avec un sourire de gamine qui s’éclate. Les acteurs sont contents d’être là, les auteurs se sont clairement fait plaisir, les productions aussi, et ça se sent. Ces deux épisodes ont finalement été écrits par des fans des deux univers et réalisent un rêve d’enfant : les créateurs des deux séries le clament d’ailleurs un peu partout. Ils se sont demandés ce qu’ils voudraient voir, ce qui serait le plus cool à faire, et ils ne se sont pas mis trop de limites.

On explore, globalement et avec beaucoup d’humour, la question que tout le monde se pose depuis la première mention d’un spin-off : qui de The Arrow ou de The Flash est le meilleur ? Chacun tirera la réponse qu’il voudra des deux épisodes. (mais pour moi pour l’instant, c’est The Arrow, et c’est pas pour ses abdos, même si ça aide)

The-Flash-Vs-The-Arrow-Crossover

The Flash et Arrow ne pourraient pas être des séries aux tonalités plus différentes. Felicity fait très bien le lien entre les deux univers parce qu’elle est le comic-relief d’Arrow, le personnage qui humanise le héros, et elle a un caractère similaire à celui de Barry qui sait s’amuser et ne prend pas grand chose au sérieux. Si The Flash fonctionne autant, c’est parce qu’elle est une série familiale dans laquelle les personnages s’amusent des situations parfois absurdes et surréalistes du postulat de départ. Arrow est beaucoup plus sombre, et se veut plus ancrée dans la réalité, avec un héros qui souffre encore d’un bon syndrome post traumatique et qui a du mal à sourire.

J’ai été agréablement surprise de voir que les deux univers se fondaient relativement bien, et que les différences d’ambiance influençaient non seulement les personnages mais aussi l’arc narratif. La réapparition du trio originel à Arrow dans Central City renforce des dynamiques qui manquaient depuis un moment en son sein et on sent que Team Flash ne peut que bénéficier de l’expérience de routine bien huilée de l’équipe de Starling. Les défauts sont soulignés par des personnages extérieurs (le côté peu amène d’Oliver, celui craignos de Wells) et les qualités sont célébrées (le soutien scientifique, l’identité secrète, la Salmon Ladder [mon personnage préféré]).

Dans l’épisode d’Arrow, la Team Flash réalise à quel point ils ont peu pris au sérieux ce qu’ils faisaient jusqu’à présent, les conséquences de leur implication dans l’univers des justiciers, et jusqu’où les héros peuvent aller pour accomplir leur mission. Les différences sont à la fois source de conflit et d’évolution des personnages. Team Arrow profite de l’enthousiasme des personnages qui ne sont pas encore blasés par la vie et leurs missions (contrairement à Diggle qui était dans l’armée, Roy qui a vécu dans la rue et Oliver qui a eu une vie de merde pendant 5 ans) qui détend largement l’atmosphère même dans les instants les plus dramatiques.

Enfin, et c’est vraiment un gros point positif : la scène de combat dans la partie de The Flash était impressionnante et très réussie visuellement. Le combat de Arrow contre Flash ne dure pas trente secondes mais donne lieu à une véritable séquence (de fan service) qui fonctionne à 100% parce que c’est ce qu’on souhaite voir : Flash utiliser ses pouvoirs, Arrow se servir de ses gadgets et ses muscles. Les ralentis ne piquent pas les yeux, et la scène a une ambition chouette qui ne déçoit pas. J’étais épatée, et ça fait du bien.

Pour avoir adoré les crossovers de Buffy et Angel à la grande époque, je dois avouer que ces deux épisodes sont une réussite fantastique qui donne le sourire pendant 80 minutes, constitue un excellent divertissement, et même si je sais que c’est le genre de trucs dont on se lasse si ça arrive trop souvent je dois avouer que je ne peux qu’espérer que le prochain exercice du genre ne tarde pas trop.

Crédits: CW