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janvier 21st, 2013

Once upon a time sur M6: Une histoire de contes défaits

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Faire cohabiter les contes de fées de notre enfance avec notre monde réel est le pari un peu fou des créateurs de la série Once upon a time, Adam Horowitz et Edward Kitsis. Disons le de suite, quand la série est arrivée sur les écrans de ABC l’an dernier, elle fit figure d’ovni total. Pourtant, en une saison à peine, la série est parvenue à s’imposer comme l’une des nouvelles valeurs sûres de la télévision américaine.

De nos jours, dans une bourgade du Maine appelée Storybrooke, les contes de fées existent encore. C’est ce que va découvrir Emma, une jeune femme au passé trouble, embarquée dans un merveilleux et tragique voyage par le fils qu’elle a abandonné 10 ans plus tôt. Elle croisera sur son chemin la méchante Reine, qui n’est autre que l’impitoyable Maire de la ville, Blanche Neige, devenue la douce Soeur Mary Margaret Blanchard, Tracassin, l’effrayant expert en magie noire ou encore Archie, le sympathique Jiminy Cricket local. Avec son arrivée, c’est l’espoir de toute une communauté amnésique qui renaît.

Qu’est-ce qui leur a pris de créer une série pareille? Et au final…quel plaisir qu’ils l’aient fait. Il est vrai que l’on aurait pu craindre le pire en regardant une série qui va récupérer les contes de fées. Cela n’aurait pu être qu’un gentil bonbon sucré et au final, on a un objet sériel qui révèle bien des surprises. OUAT (Once upon a time) réunit en elle les caractéristiques de deux types de séries: le soap quand on est à Storybrooke, un soap qui verserait de plus en plus dans le fantastique et la série fantastique pure dans le monde « imaginaire ». Un fantastique malin qui nous emmène voir les contes de fées que l’on connait et sait habilement nous les transformer pour mieux nous surprendre.
En révélant l’histoire cachée derrière ces contes de fées et en répondant à des questions que l’on peut se poser en les lisant (par exemple, pourquoi la Méchante Reine de Blanche Neige est si méchante), la série ne nous laisse jamais de côté, nous embarque quitte à « réinventer » certaines histoires (Jiminy Cricket, les nains de Blanche-Neige, Le chasseur).

Chaque épisode de la série est centré sur un personnage de la série, sur un personnage de conte de fées dont l’identité nous est dévoilée de manière « mystérieuse » dans le très court générique qui ne change jamais à l’exception d’une image en rapport avec l’épisode de la semaine.

Les deux créateurs de la série, Adam Horowitz et Edward Kitsis ont fait leurs armes sur Lost et la série nous le montre bien en jouant de manière inventives à chaque épisode avec le flashback qui, comme dans Lost, nous révèle un pan entier de l’histoire d’un personnage, personnage qui pourra comme dans Lost avoir plusieurs épisodes qui lui sont consacrés chaque semaine.

Outre sa galerie de personnages originaux, la série repose sur l’affrontement savoureux entre Emma (fille de Blanche-Neige) et Regina (le méchante reine, seul personnage conscient de qui elle est). Deux personnages de femmes fortes à la tête d’une série, c’est des plus agréables, deux femmes qui se battent pour l’amour d’un petit garçon Henry. Oui ce qui est bien dans OUAT c’est que les personnages ne sont pas aussi manichéens que dans les contes de fées. Ainsi la Reine a « de vraies raisons » d’agir comme elle le fait (campée à merveille par Lana Parilla); Blanche-Neige n’est pas que la pauvre jeune femme victime de la jalousie de sa marâtre. C’est une femme d’action, qui ne se laisse pas faire (une thématique déjà présente dans deux autres films qui ont choisis de revisiter le mythe de Blanche Neige en 2012). Autant à Storybrooke que dans le pays de contes de fées, les personnages nous réservent de belles surprises, et ces deux là en particulier. Bon, n’oublions pas que l’on est dans une série familiale et que les personnages ne vont jamais très loin non plus mais la série n’hésite pas à basculer dans un côté sombre par moment.

La série n’est pas sans défauts, il y a un gros coup de mou dans la saison 1 qui devient, par moment, assez prévisible dans sa structure. Mais la série sait aussi se relancer, nous emmener sur des terrains plus étonnants et plus sombres (je pense au personnage de Chaperon Rouge).
La fin de la saison relance la série dans une direction totalement nouvelle et offre de toutes nouvelles perspectives pour la saison 2.
L’ambition d’une série comme Once upon a time est clairement d’apporter un peu de rêve dans un monde qui en a cruellement besoin, un monde qui a besoin de voir restaurer « les fins heureuses » comme le dit Henry à sa Emma. Beaucoup plus réussie et maîtrisée que ne l’est une série comme Grimm, Once upon a time est la vraie bonne surprise de la saison passée aux Etats-Unis. M6 a eu raison de profiter des fêtes de fin d’année pour la diffuser, un créneau idéal, en espérant que vous vous laisserez bercer par la série.

Crédits Photos: © ABC Studios





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