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Pilote d’essai: The Royals (E!)

Pilote d’essai: The Royals (E!)
Claire Tirilly

La review

Pilote
5
Casting
5
Scénario
3
4.3

Vu et revu

Mark Schwann est revenu des Frères Scott, mais cette fois-ci il aurait pu s’abstenir. Explications.

The Royals se veut une histoire d’une famille royale anglaise imaginaire. La reine (incarnée par Liz Hurley) est une femme de poigne plus concernée par son statut que sa famille, le roi un homme bon et stable, et les gamins agés d’une vingtaine d’année vivent leurs vies en partie dans les tabloids.

Plus qu’un regard sur la royauté ou une critique de ce monde là, The Royals est surtout une dérivation de Gossip Girl sur le mode “plus élitiste tu meurs”. Une bande son à la pointe de la mode, une image superbe, qui met en valeur les lieux de tournage londoniens et des héros déjà vus et revus.

La reine Helena est un concentré de clichés de la méchante reine des contes de fées façon 21ème siècle, robes lamées et ultra sexy inclues. Elle est complètement guidée par le pouvoir et la fonction est la chose la plus importante qui soit pour elle, quitte même à s’abstenir de pleurer son fils qui brutalement décède au début de l’épisode. Du point de vue de la petite française que je suis, c’est un poil ridicule tout ça. Elle a quoi d’autre à faire que de prendre le temps de pleurer son môme? C’est pas comme si elle avait un boulot. Enfin bref.

Un peu façon Catherine de Medici dans Reign, c’est une peste qui se mêle de tout ce qui touche son pouvoir et délaisse ce qui ne l’intéresse pas.

Evidemment, sa fille fait partie des objets de sa méprise et de son désintérêt. Et forcément, comme une bonne petite fille de la plus haute société, cette dernière passe le plus clair de son temps à s’auto-détruire en détestant son monde, sa fonction et sa mère. Evidemment elle est intelligente et a le potentiel d’accomplir le meilleur. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un? Heureusement, son interprète, Alexandra Park, est plus supportable que Blake Lively.

L’héritier du trône est blond, craquant mais cool et simple à la fois. Une version imaginée du vrai Prince William. Et forcément… Il craque sur une simple citoyenne, jeune, jolie et intelligente. Ah, vous n’imaginez pas le nombre de storylines qui ont surgi dans ma tête au cours de l’épisode. Et devinez-quoi? Elles se sont toutes réalisées dans le pilote. Le père (accessoirement chef de la sécurité du roi, ce qui permet à la demoiselle de vivre dans un appartement du Palace) qui déconseille fortement à sa gamine de sortir avec le rejeton du roi, la reine qui tente de l’intimider…. Au passage, comme ils sont anglais, pas d’interdiction, juste une invitation marquée à ne pas poursuivre la relation. Merci les clichés.

A y regarder de plus près, il y a bien un vague lien avec l’actuelle famille royale, mais il est plus anecdotique qu’autre chose. Les princesses Pénélope et Maribel, cousines royales, ressemblent physiquement à Béatrice et Eugénie d’York, et portent la même réputation trashouille et pas bien malignes.

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Le tout est largement assaisonné de clichés, d’idées pré-conçues sur la royauté et de références “cachées”. Le roi bon mais qui rêve d’une vie simple, son frère bien tenté de le descendre pour lui piquer sa place, à l’ancienne, mais qui se limitera à comploter contre lui…. Même la jeune anglo-américaine (sacrilège!) qui ravit le cœur de William euh, non pardon Liam, dans le premier épisode porte le nom d’un personnage de Shakespeare, Ophélia.

Au moins ils ont fait attention aux accents. Les acteurs sont anglais ou australiens et ça donne un tout petit peu de crédibilité à l’ensemble.

Schwann s’éclate sans doute, mais il y a tout à craindre que les storylines de The Royals tournent plus façon “Nanny Carrie” que “Haley et Nathan” dans Les Frères Scott. Il a désormais non pas une mais déjà deux saisons sur E! pour déveloper le sujet, la série ayant été renouvelée avant même sa diffusion. Et le pire c’est bien que ça se laisse regarder, si on y cherche pas grand chose d’autre qu’une heure de divertissement. Ce sera sans moi.

Crédits: E!