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House of cards: Binge watching ou pas binge watching?

House of cards: Binge watching ou pas binge watching?
Claire Tirilly

Il y a deux ans, Netflix venait bouleverser le monde des sériephiles en offrant l’intégralité de House of Cards d’un seul coup et de manière légale. Soudainement, on pouvait regarder toute une série complètement nouvelle d’un seul trait en un weekend, sans avoir à changer les dvds. Alors, deux ans plus tard ? Ça donne quoi ?

Tout d’abord, il semble que Netflix ait désormais envie de tester autre chose. De faire durer le buzz. Pour des raisons de co-production, sa série Between sera diffusée un épisode par semaine aux Etats Unis, pour suivre la diffusion télé canadienne. Et ce n’est pas une si mauvaise idée. En effet, en commençant la diffusion fin mai, Netflix s’assure de prendre le relais des séries de Network, et fait parler de lui (https://t.co/qeNdk1cobx).

D’ailleurs, profitant de l’absence de diffuseur télé en Europe pour Better Call Saul, Netflix propose un format de diffusion US+24 pour la série, un peu à l’image de diffuseurs comme OCS pour Game of Thrones.

Galérant à s’installer sur le continent européen car il propose des contenus trop datés, Netflix semble être en train d’amorcer une nouvelle phase. En effet son tarif par un accès illimité au mois est clairement un atout pour convaincre des spectateurs bornés à l’achat épisode par épisode, surtout pour le US +24.

Et côté spectateurs ?

Le site Spredfast analyse les réseaux sociaux le weekend après la sortie de la dernière saison de House of Cards, pour déterminer comment les gens avaient regardé la série. Et les résultats sont éloquents.

Sur un échantillon de 100 000 tweets et instagrams mentionnant la série, à la fin du weekend, seuls 0.34 % des tweets clamaient avoir fini la série. Et plus de 54 % d’entre eux l’avaient fini le dimanche. Et la plupart de ces tweets venaient de… Washington DC ! Et New York, Chicago, San Francisco et Londres.

Alors, l’ère du binge watching est elle finie ? Je n’y crois pas. Au contraire. Netflix et les plateformes en lignes plébiscitées par les fans montrent que le spectateur d’aujourd’hui fait ce qu’il veut. Il n’est pas forcément happé par la série dès qu’elle sort au point d’y passer son weekend, mais va pouvoir choisir quand et comment la regarder.

Netflix est disponible sur de plus en plus d’appareils (téléphones portables inclus) ce qui permet d’avoir accès à son contenu à tout moment, en toute liberté.

3 ans après la révolution House of Cards, le constat est simple : la série est un médium qui se consomme sous toutes les formes possibles et le but des offres légales devrait être de s’y accommoder.

Bon, par contre, retirer du contenu sans prévenir, c’est pas cool, Mr Netflix UK…